DIDIER, BLANCHE
Didier, à Blanche. Ah! viens, mon enfant, viens donc auprès de moi.
blanche, le regardant avec surprise. Quel air de joie et de contentement !.. et cette physionomie si heureuse... Quelle différence d’avec tout à l’heure !
didier, souriant. C’est vrai, je t’ai repoussée !
blanche. Et vous m’appelez maintenant.
didier. Oui, j’ai besoin de te voir... Si tu savais tout ce que j’ai souffert pendant une heure.
blanche. Je l’ai bien vu... et je me taisais, car je savais pour quelle raison.
didier, avec effroi. Toi!., grand Dieu!
DIDIER L’HONNÈTE HOMME.
blanche Oui, c’était à cause de moi... à cause de cette lettre que je vous ai écrite.
DiDien, vivement. C’est cela môme! tu l’as dit! blanche. Vous ne m’en voulez donc plus? didieb, avec tendresse. Non, mou enfant! blanche. Et ce que je vous demandais pour mon bonheur?..
didieb, de même Je te l’accorde!..
blanche. Vous consentez?..
didieb. A tout ce que lu voudras... pourvu que fu m'embrasses.
blanche, courant dans ses bras. Ah! vous ne me repoussez plus maintenant... et puis je le vois, vous avez arrangé tout cela pour le mieux... ah! que c’est bien!., que c’est beau à vous... d’autant que cela a dû vous coûter... (A part.) Mais ma lettre était si tendre et si pressante... qu’il n’a pu y résister... j’en était sûre!..
DiDiEn, qui pendant ce temps s'est approché de la table en tournant le dos à Blanche. Lisons donc cette lettre, et voyons ce que cela peut être. (Il la décachette sans que Blanche le voie.)