‹ Å’uvres illustréesChapitre 858 sur 1154 · SCENE IV · texte numérisé non relu

SCENE IV

(A ce moment, l’orage gronde, et au milieu d’une obscurité profonde une lueur fantastique brille sur les remparts de la ville... et l’on voit Ashvérus, marchant appuyé sur son bâton. Il traverse lentement les remparts, et disparaît.)

(Après le départ d’ Ashvérus, une bande de Malandrins, de Routiers et de mauvais Garçons, s’élance de tous

côtés sur la plane déserte de la ville, et un groupe s’empare du milieu de la place, tandis que d’autres Malandrins en gardent les issues.)

CHŒUR DE MALANDRINS ET DE MAUVAIS GARÇONS. Au loin, tremblez tous!

La rue est à nous !

Enfants de la nuit.

L’ombre nous sourit;

Sitôt qu’elle vient.

Tout nous appartient!

La Justice dort!

L’honnête homme a tort!

Nous sommes chez vous!

La rue est à nous!

(Trois autres Malandrins accourent ; l’un d’eux tient à la main une épée nue, l’autre un coffret sous son bras, et le troisième un jeune enfant caché sous son manteau.)

ENSEMBLE, tOUS trois.

Dames en litière.

Ou seigneurs à pié,

A vous tous, la guerre !

Guerre sans pitié !

Beaux joueurs de dés.

Bourgeois attardés.

Ni paix, ni merci.

Nous voici !

CHŒUR GÉNÉRAL

La ville est à nous!

Au loin tremblez tous ! etc., etc.

( Tous les Malandrins ont entouré les trois derniers venus, et les interrogent sur leur expédition.)

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