SCENE X
FABIO, CLÉLIA , LE COMTE, GINA, entrant par la droite; puis CAFARINI et des Soldats.
clélia et gina. Sauvé! sauvé!..
clélia, au comte. Votre innocence est reconnue... On vous rend à la liberté !
le comte, se jetant dans les bras de Fabio. Fabio! mon frère!.. ( Ils s’embrassent.) gina, avec étonnement. Son frère!
clélia. Eh oui!., je le savais!
fabio, à Clélia. Tenez, Signora , je vous rends ce papier que vous m’aviez conté... Le comte est libre !
clélia. Et plus que jamais en faveur... On lui rend son pouvoir et ses titres...
gina. Et comment un tel changement est-il arrivé ?.. CAFARiNi, qui vient d’entrer avec des soldats. On connaît enfin le vrai coupable!..
CLÉLIA, GINA ET LE COMTE. Et quel est-il? cafarini, montrant Fabio. Il a tout avoué... tout déclaré lui-même!
tous, avec surprise. Lui!..
fabio, vivement. C’est la vérité !
cafarini. Vous l’entendez !
fabio, à l'officier des gardes. Monsieur, je suis à vos ordres !
le comte, aux soldats, les arrêtant du geste. Un instant... [A Cafarini.) Et qu’a-l-il fait?,. Je veux le savoir! cafarini. Ce qu’il a fait?.. C’est lui qui a composé et
remis à notre souveraine cette barcarolle , celle déclaration...
clélia, gina et le comte. Lui!.. Ce n’est pas possible! ÉABio, vivement. Si vraiment... c’est moi! clélia, regardant le papier de musique que lui a rendu Fabio. Et ceci est de votre écriture?.. fabio, de même. Oui, oui... je l’atteste... c’est de moi! gina, qui a jeté les yeux sur le papier. Ce n’est pas vrai!.. C’est l’écriture do mon oncle... * cafarini , voulant faire emmener Fabio par les soldats et sortir avec eux. Allons-nous-en!..
LE comte, aux soldats, leur montrant Cafarini. Soldats... arrêtez Monsieur !
cafarini, avec aplomb. Et de quel droit? lb comte. Je n’en dois compte à personne qu'au prince... car mon grade m’est rendu... et je commande seul en ce palais... Cette barcarolle, qui est de moi... fabio, vivement et l’arrêtant. Frère!..
le comte, continuant, avec force. De moi!., et dont on a changé le sens, a été remise à notre souveraine... ( A Cafarini.) écrite de votre main!..
cafarini, effrayé. Ce n’est qu’une copie... je vous l’atteste !
le comte. El moi, j’atteste qu’aucun pouvoir ne vous sauvera..,
cafarini. Mais le ministre...
le comte- Pas même lui!.. Et si l’original de cet écrit ne m’est pas remis à l’instant même... vous serez pendu ! (Il fait signe à l'officier de s’éloigner avec ses soldats ; ils sortent par la droite.)
FINALE
CAFARINI.
0 ciel !
(Après avoir hésité.)
Tenez!..
(Il donne le papier au comte, qui le lit.) clélia, le regardant.
Grand Dieu ! c’est de mon père !
(Au comte.)
D'un sort fatal daignez le préserver!
le comte.
Je ferai mon devoir...
(A Fabio.)
Frère...
C’est à moi, maintenant... à moi de te sauver!..
(Le comte sort par la gauche.)