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SCENE XII

Les mêmes, LE MARQUIS et LE COMTE, sortant du ‘palais, et descendant gravement l’escalier de marbre ; plusieurs Seigneurs et Dames de la cour les suivent. — Un grand silence s’établit.

le marquis.

Ecoutez tous !

(D’un ton solennel, s’adressant à sa fille et lui montrant le comte de Fiesque.)

Voici l’époux que je vous donne!

clélia, poussant un cri de joie.

O ciel !

le marquis, sévèrement.

Qu’on veuille ou non... je le veux! je l’ordonne! Telle est ma loi !

clélia, s’inclinant, avec joie.

Je m’y soumets!

le marquis, continuant, avec gravité.

Quant au coupable... enfin son crime est éclairci !

On le connaît !

clélia, vivement, montrant Cafarini.

C’est lui !

le marquis, froidement.

Non pas !

(Montrant Fabio.)

C’est celui-ci!

gina, poussant un cri, et près de s’évanouir. Grand Dieu!

cafarini, la soutenant dans ses bras.

Rassure-toi, ma chère...

Je suis sauvé!

le marquis, continuant.

Mais nous savons aussi...

Et le prince est par nous instruit de ce mystère...

Que la musique a troublé sa raison. .

Et qu’il est fou parfois!

fabio, se récriant.

Moi !

le comte, lui serrant la main, et à demi-voix.

Tais-toi donc!

Arrange-toi pour l’être !

le marquis, continuant.

En un mot, Son Altesse

Vient d’accorder sa grâce à la grande-duchesse...

LE COMTE

Qui veut faire h la cour jouer son opéra !

fabio, poussant un cri.

Ah! c est vrai... je suis fou... de surprise et d’ivresse!

cafarini, haussant les épaules.

Pauvre insensé... de lui qui maintenant voudra? gina.

Moi! toujours moi!

fabio, courant à elfe, et l’embrassant.

Gina! Gina!

(Se retournant vers le comte, le marquis et Cafarini .) Et sans peur maintenant chacun de nous dira :

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