LE PRINCE, LA MARQUISE, CARACOLI
Quelle est donc cette puissance Qui soumet le monde entier ?
Devant pareille science Il faut bien s’humilier!
(. Montrant Cécile.)
De l’amour la vive flamme S’est éteinte dans son cœur.
Et fait place dans son âme Aux dédains, à la froideur!
CÉCILE
Je croyais à sa constance.
Et pouvais tout défier ;
Il me trahit et m’offense :
J’ai juré de l’oublier!
C’en est fait, indigue flamme!
Soyez éteinte eu mon cœur...
Et faites place en mon âme Au mépris, à la froideur !
LE CHEVALIER
Je croyais à sa constance.
Et pouvais tout défier !
Adieu, trompeuse espérance!
Adieu, mon espoir dernier!
De l’amour la douce flamme S’est éteinte dans son cœur,
Et fait place dans son âme Aux dédaius, à la froideur!
CAGLIOSTRO
On doutait de ma science.
On osait me défier !
Vous voyez que ma puissance S’étend sur le moude entier!
Oui, je règne sur les âmes.
Et fais, dans un tendre cœur.
Succéder aux vives flammes Le dédain et la froideur!
( Cécile accepte la main que lui offre Cagliostro, et sort avec lui par la porte à gauche, suivie du prince et de
CAGLIOSTKO.
la marquise. Caracoli, à qui Cagliostro a fait signe, sort par la porte à droite. Le chevalier reste seul en scène.)