Aux électeurs de Bonaventure [microforme]
\ À une convention composée des citoyens ges plus respectables du comté de Bona venture, j'ai été unanimement chois comme Candidat du parti libéral dans 14 présente élection, J'ai accepté
l'48 ’ ir mi tt } à
Fi
PPDEMPUNE manière ac tive des intérêts de leurs compatriotes e de l'avenir de notre patrie commune.
> 1n5À' Te SOUt ' Mais comm Itends exercer dans toutes les et constitutic particulièremi meilleur de m:
cette malheur Manitoba, qui, agite et trou]
Mon passé est connu, et je puis le rapl peler sans honte et sans rougir. Je sui L enfant du comté de Bonaventure, né a ! milieu de vous. Après vingt-cinq année + detravail honnête et ardu, j'ai acquis un modeste aisance qui me permettait dl : prendre, au milieu de ma famille que j'a cause d’agita élévée honorablement et chrétiennementi les différentes D un légitime repos. Je suis né catholique CE pays.
h et j'aitoujours pratiqué cette belle religiol À '66pojet j Sans ostentation mais sincèrement, Je res Blais. é ÿ | L 1s, évêque D pecte le clergé qui, au berceau de notr! ad hacer: Ærationalité, a su la protéger et lui donnel de. roro dla force et la vitalité qui, sous son regar cthée
protecteur, se sont toujours développées. D hu “ca | ?
ration suivant
J’écouterai toujours et fidèlement 1.
pyoix de l’Episcopat chaque fois qu’ell Mélèvera pour nous enseigner les règle p la foi et les dogmes de notre religion.
‘ Le règlem “ question des “+toba ayant
Mais comme citoyen britannique, j'en- ” itends exercer toute ma liberté d'action . dans toutes les questions civiles, politiques ; - Set constitutionuelles, et je me réserve
ilparticulièrement le droit de juger au meilleur de ma conscience et connaissance cette malheureuse question des écoles de Manitoba, qui, depuis bientôt sept années, lagite et trouble les esprits, et a été la cause d’agitation et perturbation entre les différentes races et nationalités dans d Ce pays.
À ce sujet, Sa Grandeur Monseigneur I Blais, évêque de Rimouski, m'a fait l’insifgno honneur de déléguer auprès de moi un des prêtres les plus distingués du didcèse de Rimouski, le Révérend Messire Landry, pour me prier de me la décläg ration suivante :
“ Le règlement Laurier-Greenway de Ja “ question des écoles catholiques du dé ‘“’toba ayant été jugé inacceptabll
LJ né msn PTE LE ce 0 no RE à ER ALEES D U OE
D Fe 111VES
— 4 — de Québec
“ l'autorité des évêques, je m'engage solenkaf fé c
« ““ nellement sur ma foi et mon honneurk: & Mrs “à voter en Chambre sans restriction: Messiet ‘aucune, si je suis élu député, contre cd Sémina
“ règlement ou contre tout autre règleh missior ‘ment qui ne sera ‘Pas accepté par 14 avec m
“même autorité religieuse, suivant le “termes de la constitution du Manitoba J'ai dé
"# et du jugement du Conseil Privé de Sdkéder à L “ Majesté. Dour les :
“ En fils soumis de l'Eglise Catholique f 1° Par “Je m'engage aussi à défendre absolumentfla deman à tous ceux qui me reprêsenteront dandlbles et él “ la présente campagne électorale, soit dulqui paien “haut des hustings, soit dans leurs condcontribue “versations particulières avec les éleck û “teurs, de dire un seuil mot en faveur du à Parc # règlement Laurier-Greenway, ou de sor RENE “ essai, parce qu’il n’est pas accepté pal er 6b dis # l'autorité religieuse. du Manit
cor ué à n ün foi de quoi, à la satisfaction ddpendant aseigneur l’évêque de Rimouski, j’alappui et:
age solen ff ces engagements à Métapédiac, le honneur ‘6 mars 1897, en présence des Révérends estrictionh: Messieurs Th. Landry, directeur du Petit
contre C% Séminaire de Rimouski, et F. X. Ross,
re règleË missionnaire à Métapédiac, quiont signé
lé par 14 avec moi, ainsi que messieurs sb ivant les | Manitoba J'ai décliné et refusé avec chagrin d’ac-
vé de Sdéder à la demande de Mgr de Rimouski
our les raisons suivantes :
tholiquef 1° Parce que je ne me suis présenté qu’à solumentila demande et sollicitation des contribuaont dansbles et électeurs du comté de Bonaventure, >, soit dulqui paient des taxes et des impôts et qi urs confcontribuent au revenu du pays.
les éleci | "
2° Parce que ces mêines électeurs et aveur du i ne mdé-sbr ontribuables sont lassés d'entendre par-
ler et discuter cette question des écoles du Manitoba, et qu’ils croient avoir accordé à nos Coreligionnaires de Manitoba, ction d&pendant assez longtemps, leur vote..et… 4 uski, j'alappui et sympathie, Î
si
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peogmemtemenntÀ "rene SR Fos en
ms PC è
3° Parce que les citoyens de Bonaven dignem ture croient qu’il est grandement temps saint de s'occuper de questions matérielles ef refusa entreprises locales qui les intéressent ar gouyel plus haut dégré et qui pourraient dévekr la loi lopper. le progrès et. la prospérité dans & Parc toute la Gaspésie, telles que les questions at de hâvres, brise-lames, construction GT st
quais et surtout du chemin de fer de la Re Baie des Chaleurs. A
4" Parce que si cette question des écoleslace et de de Manitoba à pris une tournure et esthieuses : tombée dans une phàse aussi déplorable Reurs et: c'est dû à la faute et à la négligence cri-Brangiste minelle du parti tory et conservateur. quibéparées : aurait pu d’un seul mot et d’un seul trait Fant d’un de plume prévenir et empêcher l’exécu-brovince : tion de la loi Greenway, décrétant l’abo-Restaurée lition des écoles séparées, en désavouant
: 7 Parc cette loi, d’après les pouvoirs qué leur :
à £ à 4 . ie L j Lie adü go Coniérait la Constitution. :
PR les aux écol
9° Parce que le parti conservateur a onges, de
A re
Bonaven@dignement trompé, méprisé et humilié ent temps saints évêques en jetant au panier et érieHes eh refusant leur juste demande, adressée ressent au gouvernement, de désavouer et d’anéanlent déve-Br la loi Greenway.
érité dans questions action de fer de la
6° Parce que, pendant six ans, le parti onservatenr s’est moqué du clergé et du nblié en général, et s’est servi de cette uestion des écoles afin de se cramponner u pouvoir, en soulevant les préjugés de les écoleskace et de nationalités et croyances relire et estfieuses ; en disant d’un côté par ses oraplorable leurs et ses journaux aux fanatiques et zence cri-Brangistes d’Ontario que jamais les écoles teur, quiféparées ne seraier' “établies, et en déclaeul trait ant d’un autre côte aux catholiques de la l’exécu-Brovince de Québec que ces écoles seraient nt l’abo-Kestaurées et rétablies, avouant jué leur
7 Parce que, pendant six ans, la politiüue du gouvernement bieu et tory, relative aux écoles, a été une politique de menateur a Bonges, de fourberies et de duplicité.
ET
8 Parce‘ que le cette affaire, n’a agi tions. En effet C’
9 Parce que c’est le mêm fait mourir de Chagrin et de douleur le vieil évéque de St-Boniface, Mgr Taché, auquel il avait promis de rétablir les écoles séparées”
10° Parce
e parti qui a
que c’est ce même parti bleu et tory qui, en haïîne du nom français et catholique, a incorporé malgré l’opposition généreuse de l’hon. M. Laurier et M.
Blake, les orangistes, cette secte de fana--|
notre re
qui, en .
reux qu de 1837.
les circc plus sag que Sa I et de co longtem aux Mé droits Q
tion.
13 Pa rable pr toujours
Le,
dans toutftiques qui veulent l’anéantissement de t ses tradihotre religion.
nservateu:
ne D 11° Parce que c’est le même parti bleu
i a décrétK ui, en 1857, brûlait les bâtisses du Parle-
aise et defrment et insultait le représentant de la | est, C’esf Reine, parce que ce dernier sanctionnait | | les écolele bill d'indemnité en faveur des malheu- | reux qui avaient souffert de la rébellion
de 1837.
k et qui !
y a 60,00 des écoles
12° Parce que l’hon. M. Laurier, dans les circonstances, à fait le règlement le arti qui Al plus sage et le plus pratique possible et ouleur 16h ue sa politique de paix, de conciliation 7 Taché et de concorde, nous fait espérer qu'avant les écoles longtemps il saura rendre intégralement, aux Métis catholiques de Manitoba, les droits que leur garantissait la Constitu-
irti bleution.
inÇçais et
l'opposi-e 18° Parce que le parti libéral et l’honoer et M.Rrable premier ministre, M. Laurier, se sont de fana-S toujours montrés les amis et protecteurs
A), nn —
PS
des droits des minorités, des prérogatives du clergé et des libertés des catholiques.
En effet, c’est le Parti libéral, par l’hono-
rable M. Mercier, qui le Premier a installé
e, dans les départe- || ments publics, un prêtre de n | avec un salaire d’au-
Ce n’es
Pement de l’agricul-
ation, et à l’ennoblissement du Cultivateur. R
C’est le parti libéral qui, après un demi f C'est et siècle de vaines promesses des conservateurs, a rendu cent mille louis aux J ésuites | | Pour les indemniser de la perte de leurs | biens, qui avaient été injustement confis- || qués par le SOuvernement anglais |! Cent ( mille louis qui ont été partagés entre les \| Jésuites et les évêques, dont chacun à reçu Pour Sa part près de 860,000, employées Maintenant pour la gloire de notre reli-
ncore ui laurent tr édain, et
Comme
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érogatives on. Après tant de bienfaits, comment ‘tholiques. Ppiscopat et le clergé peuvent-ils se proar l’hono-R cer contre les libéraux ?
à installé s départe- Ce n’est pas tout, c’est l’honorable M. > religion, feurier qui, jouant son :venir politique, a 8,000 bar r le parquet de la Chambre des Comrénérable F U2S et à Toronto, en présence des oranjui à tant istes, protesté avec toute la force et l’agricul- énergie de sa superbe et éloquente VOIX, ennoblis- ontre la misérable tentative du désaveu
- Qu bill des Jésuites.
C’est encore M. Laurier qui, devant tout e Parlement, a flétri la pendaïison de Riel
un demi
onserva- spi ; Jésuites PT !° per 1 bleu. Dans ce Tu vs de leurs M°1X de l’Episcopat avait réclamé la clé-
ence de l'Exécutif, et avait sollicité que a tête du chef des Métis fut épargnée, ncore une fois, le clergé et l’épiscopat urent traités en parias, avec ménris et
édain, et Riel fut pendu.
ü confis-
! Cent tre les ü à rEçU ployées re reli-
Comment donc le clergé peut-il accorder
LA
se M
SOn appui et sa Confiance à de pareils m Sérables, qui non seulement ont manqu à toutes les règles de l'honneur, et forfait toutes les Promesses les plus solennelle, mais encore ont Commis tous les vols, br
gandages et dilapidations des deniers pt blics, et ont été mêlés à
enseigi aque j êmes é entions une si
Dimé et
tous les scandaled l'Egli tels que ceux des travaux du Hâvre q Québec, Canal Tay, Pont Curran, etc. Non,
bntre M Mais notre sainte Eglise n’a jamais elle s’est P ne peut se faire la Complice de voleurs e e vieil] de brigands ! ! “ BE quiar i appa Cependant, Ja VOIx du clergé et d
l’Episcopat ne s'est jamais élevée contrdf Alors ces misérables. :
rmamet
a, et le
Mais l’hon. M. Laurier, un Catholiquel splend un français, dans
Six mois fait plus pou: :
de Manitoba que ses ad Je te Versaires dans six ans. Il rétablit le Chrisig® rer? nc dans les écoles et permet que le nom dell Electei Dieu y soit prononcé. Une demi-heure ntre M.
les Catholiques
ds ER on
e pareils mnseignement religieux est accordée, nt manquaque jour, dans toutes les écoles : les , et forfait fêmes écoles auront à l’avenir des subsolenneljedntions publiques. Et pour récompense les vols, brune si noble conduite, le voilà écrasé, deniers pulbimé et frappé pour ainsi dire des foudres S scandale l'Eglise.
1 Hâvre 4 n, etc. Non, l’église ne s’est pas prononcée bntre M. Laurier. L’auguste voix du Pape | Jamais efes’est pas fait entendre, et lorsque l’illusvoleurs elfe vieillard aura parlé, il rendra à César E qui appartient à César, et à Laurier ce
sé et d 1 appartient à Laurier.
rée contre Alors le nuage épais qui couvre notre rmament politique et religieux disparaia, et le soleil de la patrie luira dans toute
atholiquel splendeur.
plus pou k HR Je suis candidat libéral, et je suppor-
: le Christ#erai l’honorable M. Laurier. ,
$ 8 nom def Electeurs de Bonaventuge, choisiäsez ‘Mmi-heureBntre M. Cyr et moi, et fa main sut la
Conscience, dites sincèrement lequel deux pourra faire plus de bien et cont buer davantage av bien-être du comté à l’agrandissement de la Patrie.
braves et en
gnons rien et
Hourra pour Laurier, le droits des minorités !
J. F. GUITÉ, Candidat,
Co — 0
leë Cv. % .
| "#“esdane crv ane T1 2: hriig ss s Er
Agissons ur, ne cr
JITÉ, Candidat,
ES