M. LAURIER ET SA POLITIQUE
- M. Casgrain reproche à M. Laurier d’avoir changé ses idées en matière de tarif. M. Casgrain ne devrait pas oublier qu’il n’y a que les imbéciles et les niais qui ne changent jamais, et
u’un. homme qui dans vingt cinq ans n'aurait jamais changé
idée sur aucun sujet, se donnerait: un certificat de manque d’intelligenct, parceque cela montrerait qu’il n’a pas étudié, qu'il ne s’est pas instruit. ‘a à |
M. Casgrain affirme une chose fausse quand il dit qu’en 1889 M. Laurier devint partisan de l'Union commerciale avec
les Etats-Unis. Jamais avant 1889, ni après, ni Monsieur Laurier, ni aucun chef libéral ne s’est prononcéen faveur de l’Union comm-rciale,
M. Casgrain dit aussi que M. Laurier, après avoir été pour : l’Union commerciale s’est prononcé pour le Libre échange continental. Evidemment, M. Casgrain parle de protection et de Libre échange comme un aveugle parle des couleurs. Evidem-
“ment il ne parait pas s’apercevoir que l’union commerciale et le Libre échange continental sont la mème chose, e’est comme blanc bonnet et bonnet blanc. S'il était vrai, comme il le dit faussement, que M: Laurier eût été d’abord pour l’Union commerciale ét ensuite pour le Libre échange continental, cela montrerait qu’il n'aurait pas changé d’idée sur ce sujet là. -
Il est vrai que M. Lavrier et tout le parti libéral s’est
ee rm RS mme GS draidede mis ml = es
rononcé pour un système de réciprocité limitéeavec les Etats . Unisymais lé parti libéral h’a pas changé de principes là-dessus, : c’est encore sa politique ‘aujourd’hui. Celane veut pas dire que nous devrons. admettre'en franchise: ici tous les : produits ‘américains et'que ces derniérs devront admettre. en franchise tous les nôtres ; 'nous ne poutrons pas obtenir cela des Etats- Unis quand même nous le voudrions: Les américains ire voudraient pas y consentir, Mais ce que vent dire'le parti libéral par là c’est que, s’il arrive au pouvoir, il tachera' de faire admettre aux Etats-Unis, en franchise, autant de produits canadiens. qu'il pourra, et, naturellement; il devra en faire autant pour les produits américains: Tout. l'avantage de ce système sera pour les cultivyateurs. Il n’y a pas un seul article qu’ils ont à vendre qui. puisse redouter la concurrence afméricaine, car il y en a trop pour la consommation ; c’est le grain, le beurre, les fruits, les œufs, le fromage etc. Le surplus de notre production se vend aujourd’hui sur le marché anglais, en concurrence avec les produits du même genre de tous les pays. Aussi, je défis M. Casgrain de citer un seul article qu'ont à véndre les cultivateurs, sur lequel le tarif actuel: leur donne . l'ombre de protection, et celà, eneore une fois, c’est parceque tout ce qu’ils ont à vendre a son prix fixé sur le marché anglais où sont admis les produits similaires de tous les pays étrangers. Le tarif actuel ne protège que ceux qui produisent des articles que les cultivateurs sont obligés d'acheter, et il les protège en leur permettant d'augmenter énormément les prix que les cultivateurs sont obligés de donner. so À | : . M. Casgrain ne paraît pas consprendre ce que c’est qu’un tarif de libre-échange.. D’äprès lui, si nous avons un tarif de libre-échange, il nous faudra. abolir toute espèce de droit de douane, |
Pour montrer que M. Casgrain ne connait pas le sujet dont
il parle, il me suffira de mentionner le fait suivant : l’Angleterre est le plus grand pays libre-échangiste du monde, et cependant, elle prélève la plus grande partie de ses revenus par des droits de douane. Voici la grande différence entre un pays de libre-échange et un pays de protection : tous deux
euvent imposer des droits de douane très élevés sur les produits étrangers ; dans les deux systèmes ces droits de douane augmentent le prix de la marchandise étrangère importée, mais dans les pays de libre-échange cette augmentation des droits constitue une taxe qui va dans le trésor public et qui 6 sert à payer les dépenses publiques. Sous un tarif de protec-
Ste darts à
SE ad
Je FPS PTE bus FPT
ee Te
+" D cr
1 D cs ©®
> RS 0 mi pans ue
2 me bte eme modes ee 0 ee ÉTÉ et ÉÉÉÉRS ÉS É ESS É em md ee ° n 2 ee . .
cas, sont payés par les
directement ou indirectement, une, proposition dans ce sans.