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Aux électeurs du comté de Montmorency

Comme vous le savez, Sir Chs.' :Twpper ayant été appelé à former un ministère, ♦'est associé" l'honorable A. R. Angers, votre ancien député, et l'honorable M. Taillon, ancien Premiei Ministre de Québec. Celui-ci, fidèle à la voix du devoir et sans s'occuper, comme Sir Oliver Mowat, du sort que les électeurs du Dominion réservent au gouvernement, a renoncé, saos hésitation, au premier poste qu'il occupait dans la Province pour se dévouer tout entier à la grande cause qui occupe actuellement l'attention du public canadien.

L'honorable M. Flynn ayant été invité à former un nouveau ministère pour la province de Québec, a cru, de concert avec les autres chefs du parti conservateur, qu'il valait mieux, dans les circonstances et pour le bien du purti, que je consa cre mon travail et le peu d»; talents dont la Providence m'a doué, à combattre dans l'arène fédérale.

CVfct pourquoi je viens aujourd'hui, après avoir remis mon mandat comme votre député à la Législature provinciale, briguer de nouveau vos suffrages et vous demander de m 'envoyer comme votre député à la Chambre fédérale d'Ottawa.

Je regrette sincèrement que, par suit! de circonstances incontrôlables, votre ancie».a député, M. Arthur Turcotte, qui vous a rendu tant de services, se voit obligé d'abandonner, pour h moment du moins la carrière politique. Je suis certakt que le comté gardera de lui le meilleur souvenir et la plus grande reconnaissance.

Voilà quatre ans passés que je vous représente à la Chambre locale ; vous me connaissez : je n'aursi pas besoin d'introduction.

En 1892 j'ai fait 'a lutte dans le comté, *t je vous ai deman de m'aider à purger la Province des spoliateur* qui avaient voulu profiter de leur haute position pour s'enrichir aux dépens du Trésor public. Comme la plupart des autres comtés de la Province, vous avez écouté la voix du devoir et nous avons remporté ensemble, le 8 mars 1892, une victoiie retentissante.

Li lut'e que nous avons faite ensemble daus ce temps était certes une lutte pour une cause noble et juste : la protection du Trésor public. Mais, Messieurs, celle que nous engageons aujourd'hui est bien plus gTande, plus patriotique ; car il s'agit, à l'heure présente, de prêter main furie à ces hommes de cœur et de courage qui veulent forcer les fanatiques à respecter la constitution en rendant à la mioôritë catholique les écoles séparées auxquelles elle a droit, en ver£ù île la loi, telle qu'interprétée par le plus haut tribunal de l'emprê!a britannique.

Je fais donc un appel chalêmrçux non seulement à ceux qui, en 1892, m'ont donné un témrôjinage éclatant de leur confiance, mais à tous les patiiotes dij^çqmté de Moutuioreuey qui, en toutes occasions, ont su mettra de#côié l'esprit; de parti, les préjugés et les préférences personneftes pour ne suivie que le chemin droit du devoir et de la justice! ##.

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