L. T. DORAIS
LOGE SIHAWINIGAN, CI-DEVANT LOGE MILTON No. 5880.
O. R. de À. F. & A. M.
Trois-Rivières, 32 CANADA.
Le présent est pour ceriifier que le frère Louis T. Dorais, maître franc-maçon, a été démis de la loge Shawinigan No, 25, en bonnes conditions et que ses honoraires ont été complètement payé.
Donné à Trois-Rivières, ce l5me jour d'avril 1880, sous notre seing et le sceau de la loge.
(Signé) GEORGE D. TYLER, V. Maître.
Alex. McKelvie, Secrétaire.
7 Dre B Û que ré LOUIS L. DOTAIs, maitre franc-maçon, x été démis de la loge Shawinigan No. 25, en bonnes conditions et que ses honoraires ont été complètement payé. Donné à Trois-Rivières, ce 15me jour d'avril 1880, sous notre seing et le sceau de la loge. (Signé) GEORGE D. TYLER, V. Maitre.
Alex. McKelvie, Secrétaire.
Nous soussigné, curé de la paroisse de St-Grégoire-le-Grand, dans le diocèse des Trois-Rivières, certifions à tous ceux qui les présentes verront que le porteur, Monsieur L. T. Dorais, est mon paroissien et qu'à ma connaissance, il remplit ses devoirs comme catholique, et par conséquent je ne le considère pas comme frunc-maçon.
En foi de quoi nous avons signé les présentes à St-Grégoire-le- Grand, le 17 Novembre 1881.
J. E. PANNETON, Ptre.
Curé de St-Grégpire.
En face de ma déclaration solennelle, assermentée, du certificat de la loge à laquelle on dit que j’ai appartenu, et surtout en face du certificst de mon digne curé, que deviennent les calomnies du Journal des Trois-Rivières et de ceux dont il se fait le triste écho? Quand j'ai pour me justificr et pour établir que je suis un bon catholique, quand J'ai une pareille justification, j'ai droit de traiter mes adversaires de calomniateurs et de lâches ceux qui se servent d’un moyen aussi ignoble ; j'ai droit de démander aux hommes houorables de repousser cette calomnie comme elle mérite d’être repouseée.
Non, MM. les électeurs, je ne suis pas franc-rançon, je suis catholique et je pratique et respecte ma religion autant que peut le faire un homme de bonne volonté. J’en appelle surtout au témoignage des citoyens de ma paroisse, qui peuvent dire comment je m'’acquitte de mes devoirs religieux.
D'ailleurs, en supposant même que je serais franc-maçon, de quel droit le Jowrnal des Trois-Rivières viendrait-il me le reprocher ? Le Journal est l'ami dévoué, le partisan acharné de Sir John A. MacDonald, de M. Thom. White, du Montreal Gazette et de tous les conservateurs anglais : or, si c’est un crime d’être franc-maçon, Sir John, M. White et les chefs conservateurs anglais sont coupables de ce crime et méritent autant que moi la réprobation du Journal, et tant que ce dernier n'aura pas condamné ces messieurs, qui sont actuellement francmaçons, il n’a pas raisonnablement le droit de me condamner, moi, qui ne suis plus franc-magçon.
Il y a bien plus : Sir John A. MacDonald, l’'Hon. M. Abbott, des hommes que supportent le Journal, sont des chefs orangistes, c’est-àdire les chefs d’une association qui a juré haîne à mort aux catholiques et de * marcher jusqu’à la cheville du pied dans le sang des papistes. ” Voilà une association qui a de la haîne, qui a de l’horreur pour les catholiques ! Sir John A. MacDonald, est un des chefs de cette association haîneuse, sanguinaire, et cependant le Journal n’a pas un mot à dire contre lui. Que penser d’une gazette qui se reud aussi ouvertement coupable d’injustice et de mauvaise foi ?
Non, messieurs les électeurs, je ne suis pas franc-maçon ; je suis catholique comme vous, et si vous me faites l'honneur de m’élire, ainsi que j'en suis plus certain que jamais, vous n’aurez pas à rougir de ma conduite en Chambre. Vous savez que dans mes relations d'affaire, je ne suis pas homme à manquer de parole, à dire blanc quand je pense noir, et je me conduirai pareïllement en politique et je serui catho-
lique avant tout.
LOUIS T. DORAIS.
Saint-Grégoire, 26 novembre 1881,