‹ Aux honorables membres du Comité catholique du Conseil de l'instruction publique [microforme]Chapitre 1 sur 10 · APPROBATION DE NOS LIVRES · texte numérisé non relu

APPROBATION DE NOS LIVRES

En 1878. le cher frère Armin-Victor, mon prédécesseur, sollicitait du Conseil de FI

L'examen de ce Cours fat par vous confié au Conseil des Arts et Manula:tures,

nstruetion publique l'approbation de notre ‘Cours de dessin.”

déjà saisi de l'examen du * Manuel de dessin in lustriel” de M. Oseur Dann. Ce Conseil fit rapport sur l'un et l'autre travail et conclut à l'acceptation du dernier et au rejet du premier.

Quiconque suit attentivement In marche de cette question surprend aisément chez MM. les Membres du Conseil des Arts et Manufaïtures une préoccupation étrangère aux Beaux-Arts : on voulait une méthode de dessin, on n'en voulait qu'une, celle de M. Dunn. Lei déjà, Honorables Mossieurs, 01 voit poindre le Bill de 1880 sur l'unité de livres, Bill voté à votre insu, dont vous avez demandé l'abrogation dans ses clanses monopolisatrices et que vient néanmoins de rajeuuir la * Commission de refonte des Statuts Généraux de la Province de Québec (1).

(1) Appendic e À

La brièveté de vos sessions et l'encombremont des matières à traiter ne vous permettent guére d'aborder les détails des sujets soumis à vos délibéra-

tions. Ce | lequel j'ai l'honneur d'appeler votre bienveillante attentions car par cette

la est regrettable pour beau oup de cas et notamment pour celui sur

lacune, s'introduisent dans nos do‘uments pédagogiques des choses que le tempset une plus mûre réflexion en eussent certainemant éloignées Ainsi, pour assurer l'approbation du * Manuel” de M Dann à l'exclusion de tout autre, on invoque des principes étranges, on propose des moyens absurdes

Une des raisons qui font préférer le Manuel” de M. Dunn, c'est sa simplicité, simplicité telle qu'un maitre peut, avec cet auvrage, enseigner le dessin quoiqu'il ne le connaisse pas lui-même. "C'est par les instituteurs et institutrices ordinaires, dit M. le Surintendant, que le dessin est enseigné, et cela sans qu'il soit nécessaire à ceux-vi de suivre un conrs préparatoire, (1)

C'est là, vous l'avoucrez, Honorables Messieurs, un singulier principe pédagogique. Tous les maitres éducateurs sont unanimes à déclarer qu'un instituteur ne peut enseigner ce qu'il ignore. Cette loi si universelle et chaque jour confirmée par l'expérience, suspendrait-elle son cours pour le * Manuel” de M. Oscar Dunn 2 Et. si elle est vraie pour le Dessin, elle l'est sans doute aussi pour les autres branches de l'enseignement : alors à quoi bon les Écoles normales qui coûtent si cher au pays et dont, cependant, chacun reconnait et proclame la nécessité ?

Un autre motif qui détermine M. le Surintendant et MM. les Membres du Conseil des Arts et Manulactures à opiner exclusivement pour le * Manuel” de M. Dunn, c'est que ce cours n'exige qu'un outillage peu dispendieux : une ardoise et un crayon !

“Ce Manuel, avec les cartes qui l'accompagnen! a pour objet un cours de dessin sur l'ardoise, dans les écoles primaires (2)

“ Les élèves exécutent sur les ardoises les fixures de leurs cartes-modeles pendant que le maitre leur en donne l'exemple sur le tableau en dictant clairement chaque ligne

Messieurs les Kecrétaires-trésoriers devront pourvoir d'ardoises tous les enfants sans exception, car l'enseignement du dessin rend l'usage des ardoises de plus en plus indispensable.” (:)

Dans son rapport à M. le Surintendant sur l'enseignement du dessin, le Conseil + Arts et Manufactures s'exprime ainsi :

“20 Pour l'enseignement du dessin dans les écoles susdites—celles sous le controle des Commissaires d'écoles, on suivra la méthode de Smith, telle qu'elle est détaillée dans le “ Manuel de dessin industriel ” d'Oscar Dann.

(1) Cire. à MM, les Commissaires et Syndics d'écoles. 10 murs 1877 €) Manuel de dessin industriel. Préface, page 9 GC) Cire, à MM les Inspecteurs, 15 juin 1877

“ 3o Les instituteurs ot les institutrices des écoles susdites conserveront, jusqu'à la fin de l'année solaire, les dessins préparés, dans le cours de l'ann'e JuSq pret , : l'annee,

par leurs élèves, alin que ces dessins puissent être examin’s, en tout temps d:

l'année scolaire, par ceux que la loi nomme visiteurs des écoles en rapport ave: l'enseignement du dessin dans les écoles communes. ”

L J Borvix, président.

N. C. NTEVENSON, secrétaire,

Sur la proposition de l'honorable M Chauveau, le Conseil de l'Instruetion publique ‘approuve ces règlements tels que passés, pour avoir toute leur force et effet en vertu de l'art. 85 de la 40e Viet, chap. 22, et le Surintendant fera publier ces règlements et la présente approbation dans le Journal de l'Inslruction publique.” (1)

Or, Honorables Messieurs, veuillez remarquer les embarrassantes conelusions qui découlent des prémisses posées par M le Nu intendant et le Conseil des Arts et Manufactures

M. le Surintendant exige que l'enseignement du dessin se fasse sur l'ardoise et cela, * pour tous les enfants sans exception. ” Le Conseil des Arts et Manufituies d'mande que “tous les instituteurs et institutrires conservent jusqu'à la fin de l'année scolaire, les dessins préparés par leurs élèves. ” Comment Messieurs Les Secrétaires-trésoriers vont-ils résoudre Le problèm: post par M. le Surintendant et MM les Membres du Conseil des Arts et Manufactures ? Ce ne peut être, apparemment, qu'en fournissant à chaque école un: immense quantité d'ardoises et des constructions assez vastes pour ‘conserver jusqu'à la fin de l’ann'e scokure, les dessins préparés, dans le cours de l'année, par les éleves !”

Ces principes étranges, ces mesures plus étranges encore suffiraient seuls, Honorables Messieurs, à justifier l'opinion gén ‘ral: que, en cette question, MM. les Membres du Conseil des Arts et Manu‘actures semblent s'être montrés moins jaloux de rendre justice que de rendre service. Cette hypothèse se confirme sion compare les deux Cours de dessin présentés à son examen et à son appréciation.

En etflet, bien que le cours de M. Osvar Dunn puisse s'enseigner par des maitres qui n'ont pas suivi un cours al hor et qu'il n'exige comme outillag: qu'une ardoise et un crayon; bien qu'il ait été hautement et exclusivement approuvé, loué et partout imposé, les rapports de MM Îles Insp'eteurs constatent, avec une désolante persévérance et unanimité, que partout le dessin est une spécialité à créer. Chacun se demande d'où peut venir un tel insucvès. D'aueuns l'attribuent au * Manuel] même, dont le principal mérite serait dans sa seconde paternité.

(1) Rapport du Surinteu tant d: l'instruction publique de la Provinee de Québec, LRTG6-17, page 37.

mcm Vénns -—

DT

La modestie, Honorables Messieurs, me ferait un devoir de me taire sur la valeur de notre * Cours de dessin”: deux siècles d'expérience, d'amélioration et de perfectionnement, une médulle d'or obtenue à toutes les expositions européennes depuis 1865, sus produits adimirables en ( anada en 1878 et 1880, son usage introduit dans les écoles d'Allemagne, d'Autriche, de Russie, de Belgique et méme de France, me dispensent de tout éloge. Cependant, veuillez me permettre de vous citer et quelques témoignages de maitres an moins aussi

compétents, aussi désintéressés et aussi peu suspects que MM. les Membres du

Conseil des Arts ct Manufactures ; Ru T 7 M. Daviou, rapporteur du jury des Ecoles de dessin à l'Exposition de

186), en parlait en ces termes: * La Commission a constaté avec le plus vif

intérêt les efforts faits par les Freres des Ecoles chrétiennes, pour mettre à la portée de tous les applications fécondes de Ja géométrie descriptive, si profondément utile dans toutes les industries Dans cet enseignement, elle constate que les raodèles originaux ont été créés pour faciliter la compréhension d°s lignes, des surfaces et des corps dans l'espace, et que, sans recourir aux épures savantes tirées des ouvrages des Monge et des Leroy, on a essayé de mettre à la portée des enfants la connaissance d'une forme de dessin qui, à force de science dans la plupart des écoles, est devenue pédante. Grace à un ensemble de petits modeles en relief et d'épures élémentaires, les lèvres de cet enseignement sont, par une méthode rationnelle, mis rapidement en demeure de pouvoir résoudre des problemes simples et pratiques de trace: d'ombres, de pPerspi tive ot d'épures de construction

* Excellente méthode”, disait en 1867 M. Dufresne, membre du Conseil supérieur et du jury de l'Exposition: ‘dans les écoles où elle est pratiquée, l'habitude de dessiner juste se reconnait méme dans le dessin d'imitation.” C'est cette même année que M le Président du Xe Groupe disait au frère Vic toris, un des derniers améliorateurs de notre méthode : * Mon Frère, vous avez sauvé l'honneur de la France!"

Méèmes éloges à l'Exposition de Vienne, en 1873, “En France,” dit M. Buisson, délégué du Gouvernement francais, cette méthode a introduit dans l'enseignement de l'Institut, des progrès au moins aussi décisifs que ceux qu'a obtenus l'école de Carlsbourg. (1) Chez nous aussi, c'est par la méthode simultanée que les Frères sont arrivés à élever le niveau de l'enseignement, à en régulariser la marche, à en faire profiter la masse enfin, et non plus seulement l'élite des élèves.” M. Langl, de Vienne, après un examen minutieux de la méthode, conclut ainsi : * Les travaux exposés par les Ecoles des Frères offrent une supériorité incontestable comme enchainement systématique ; ils témoignent des succès surprenants obtenus par la méthode du frère Victoris. ”

mn

(I ] il ; ET « tv | Qt) Uu de nos meilleurs pebsionnats de Belgique, transformé en Ecole normale à lu demande de NN SS. les Evéques lois de lu promulgation de lu /o de mul)

“ui

Actuellement, a lieu, à Nouth-Kensington, une Exposition scolaire universelle à laquelle Son Altesse Royale le Prince de Galles nous a fait l'honneur de nous convier. Non Eminence le Cardinal Manning a fortement appuyé ane

près du Très-Honoré la demande de son Altesse, considérant, disait-Elle, cette Exposition comme une lutte corps à corps et en champ clos de l'enseignement chrétien contre l'enseignement neutre ou athée, Toutes les feuilles de Londres, entre autres, le Times, le Mandard, le Globe, le Spectator, ete, ont publié sur nos travaux et nos méthodes les articles les plus flatteurs. Ne pouvant citer ici tous ces précieux témoignages, permettez-moi au moins, Honorables Messieurs, d'en reproduire un, celui de l'Architecture, fouille hebdomadaire rédigée par des ingenieurs et des architectes anglais. Apres avoir fait une verte critique du ‘ gonre pédant ” suivi dans les écoles anglaises, la Revue aborde notre exposition et s'exprime en ces termes : “Eh bien, une visite faite au premier étage, dans la salle assignée aux Freres des E'oles chrétiennes, fournira à tous nos contribuables la preuve que nos autorités anglaises ont encore beaucoup à apprendre sur ce chapitre. Ces maitres catholiques romains sont décidément en avance sur nous. Leur idée fondamentale, c'est qu'un cours d'enseignement progressif est une véritable préparation à l'atelier, et ils agissent en consequence D'aucuns trouveront peut-être leur idee erronée, mais ils y gagnent au moins un esprit d': suite dans leur enseignement. Quand nous regardons L:s travaux exposts par nos commissions solaires, il est impossible de constater si ces commissions et les instituteurs qui en dépendent se sont jamais occupés un seul instant de l'avenir d'un seul de leurs éleves.?

“ Les Frères des Ecoles chrétiennes ne sont pas aussi born*s dans leurs vues ; ils font tous leurs efforts pour préparer les enfants à un apprentissage quelconque, où bien aux affaires, en les dotant de connaissances réelles, de procédés réels. Puis, à mesure que les enfants grandissent, ils Les aident de leurs avis et de leur propre savoir. Ainsi, das les nombreux carnets de notes qu'on peut voir à l'exposition, on trouve une masse de croquis de machines dessin®s dans les ateliers mêmes. Ni un jeune homme en exprime le désir, on lui apprend à faire ces esquisses, puis à les reproduire dans des dessins plus étudiés [en est de mème pour les autres métiers, et un coup d'œil jeté autour de la salle montre surabondamment que parmi les Frères se trouvent enrolés dès chimistes, des architectes, des graveurs, des seulpteurs, des géologues, des printres, ete. Quelquefois même, on pencherait à croire que ces travaux d'élèves sont trop parfaits pour des mains d'enfants. Quoi qu'il en soit, comme notre siècle demande par-dessus tout un enseignement technique, les Frères ont élaboré, à leur façon, un système d'enseignement beaucoup plus eflectif, parait-il, que tous ceux des gouvernements européens: aussi leur exposition à South-Kensington mérite-t-elle d'être étudiée par quiconque s'occupe d'éducation. ”

C'est ainsi, Honorables Messieurs, que ces maitres de tous les pays esti-

ment un cours de dessin que Le Conseil des Arts et Manufactures n'a pas jugé digne d'être introduit daus les écoles de la Provin'e de Québec,

C'est contre un tel acte d'exelusivism: que Mgr de Rimouski semble avoir voulu protester par cette proposition faite en Conseil à la séance du 15 mai INT :

A Que ce Comité recommande au Conseil des Arts et Mauulactures d'approuver, pour l'enseignement duns les écoles tenues par les Frères des Ecoles chrétiennes, la méthode aujourd'hui en vigueur dans ces écoles, et que le Surintendant fasse connaitre les vues du comité à ce sujet, au Conseil des Arts et Manufactures à sa prochaine séance

à Adopté k

Qu'est devenue la recommandation de Sa Grandeur et du Comité dont Elle était l'organe ? Qu'en ont fut M. le Nurintendant et le Conseil des Arts et Manufactures ? Je l'ignore. Ce qu'il va detres certain, Honorables Messieurs,

C'est que, de par la loi et depuis huit ans, le * Manuel de dessin industriel”, dont le mérite parait avoir été grandement rehaussé par la réédition qu'en a faite M. Oscar Dunn, est encore le seul approuvé et recommandé dans toutes les écoles de la Provimes de Qu'bre, malgré les prescriptions inpossibles de M. le NSurintendant et du Conseil des Arts et Manulfuctures, malgré une stérilité constatée de mieux en mieux chaque année par MM. les Inspeeteurs prIir en

C'est que, de par la lot et depuis huit ans, notre “Cours de dessin” tant de fois couronné, si hautement loué par tous les muitres compétents, est encore interdit dans toutes les ecoles de la Province de Québec, méme dans Îles notres, sous peine, pour l'école qui en fait nsage, de perdre sa subvention, et cela imalgré la recommandation du Comité presidé par Mur de Rimouski et acceptée par le Conseil de l'nstru tion publique dans sa séance du 15 mai 1878!

[ya là une situation d'une extreme gravité et sur laquelle j'ose appeler respectuensement et d'une maniere toute spéciale l'attention de NN. SN. les Evêques de la Province

En 1880, le cher frère Aphraates, Directeur de notre maison des Glacis, Québec, présentait aussi a votre approbation une double série de livres de lecture, l'une en français, Pautre en anglais, et imprimés à grands frais. Tout en faisant quelques observations de détail dont ileut été facile de tenir compte dans une seconde édition, le Comité, présidé par Sa Grandeur Mgr l'Archeveque de Québec, “recommandait ces deux séries comme bien graduées ” et “croyait devoir recommander l'approbation de la série française, vu que l'arrangement fait avec Montpetit était expiré depuis le mois de septembre dernier.”

Voici quatre ans, Honorables Messieurs, que le Comité exprimait ce double vœu, et je ne sache pas quil ait été fait aucan droit En vertu du Bill de

1880, dont les articles les plus dangereux si sévérement condamnés par votre

résolution du 21 octobre 18N0 viennent d'etre insérés dans Le Rapport de ln Come mission de refonte des Slatuls Généraux, nous ne pourrions pas même nous servir dans nos classes de nos propres ouvrages qui offrent, co me semble, autant de garantie que n'importe lesqueis au point de vue moral ct pédagogique.

Nous nous proposions de faire de cette double série une nouvelle édition où l'on tiendrait soigneusement compte des améliorations signalées par votre Comité ; mais nos ressources ne nous permettent pas d'imprimer et de clicher chaque année huit volumes avec la perspective de voir la dernière édition arrétée sur le seuil du Département de l'Instruction publique

Et tandis que, depuis quatre ans, le vœu de votre Comité et du Conseil reste stérile, depuis quatre ans et plus, MM. les Commissaires d'écoles de Montréal proscrivent nos livres de leurs écoles (1),et MM. les Inspecteurs primaires obéissant à un mot d'ordre (:), font la chasse au ‘ Devoir du chrétien ”, de tous 1 volumes des deux séries le plus nécessaire en ces temps malheureux et le plus eflicace pour répondre aux désirs de NN SX. les Evèques et des immortels Pouüiles Pie IX et Léon XTIT (0).

Permettezanoi, Honorables Messieurs, de r later ter à ce sujet un fait qui m'acté raconté par un digne magistrat dout je puis, au besoin, citer Le nom.

J'avais besoin, me dit-il d'un Devoir Je vais done en chercher un chez MX, libraire de la ville. Combien est-ce? demandai-je au garçon ? Un chelin.— Un chelin ! mais autrefois je le payais trois! Ah! Monsieur, depuis plusieurs années nous ne vendons plus le Devoir, MM. les Insprcteurs disent qu'il traite de choses trop abstraites, qu'il ne développe pas assez l'intele ligence des enfants, ete. On l'a remplacé par d'autres ouvrages plus à la mode et qui traitent des bêtes. ”

Ce fait, je puis vous en garantir l'authenticité, S'ilen est besoin, par un alidavit du magistrat qui en est Le héros.

Malgré l'insuceès du cher frère Armin-Vietor, en 1878, et du cher frere Aphraates, en 1880, je fis une nouvelle tentative le printemps dernier. Lo 21 avril, je vous adressai done, Honorables Messieurs, pour être approuvés, cinq volumes, quatre de Langue française et un d'Histoire du Canada. Ces ouvrages

QG) Dès 1878, M le Surintendant avait eu grand soin d'éloigner ous nos Ouvrages du Dépôt de ti vres: des vingt et quelques volumes que nous avions alors et qui étaient universeliement suivis dans les écoles, on n'en voit pas sn sul indiqué an Catalogue du Dépôt.

(2) Où lit dans La Vérité du 9 mars J8S EH: Je vois avec une grande satisfaction que, dans les écoles de mon district, on fait encore usage de l'excellent et pieux livre le Derorr du Chen conrme livre de lecture, malgré les efforts d'une certaine école pour en faire perdre le goût. (CAROHAMRAULT, specteur)

On lit duus le même journal du 8 « ptembre ISS3 : # On pourra continuer, partout où on le trouver bon, l'usage du Devoir du Chrétien comme livre de lecture pour les classes avancées, à ht condition qu'on fasse usage du premier livre de Montpetit pour les éleves des classes inférieures." |

“ Le Département exige que je presse l'introduction dans tontes les écoles des Hivres de Iecture de Montpetit.” (T'érreausr, inspecteur).

€) Appendicc B.

CR

me paraissent tellement porter leur recommandation en oux-mêmen, que je ne lever le plan et la méthode, NN. 88, les Hvéques, soit directement, soit indire tement, m'en di- J'avais done tout lieu d'espérer que

crus nullement utile d'en re qui m'en ont accuse réception, sent les choses les plus encourageantes le Conseil ferait à ces nouvelles publications un a cueil favorable, Comme les chers frères Armin et Aphraates, je devais étre désappointé : voivi la lettre que

m'écrivit M le Surintendant Rév. Fnrèng RÉTICIUS,

Montréal

Mon Reverend Frere

Je regrette d'avoir à vous informer que, sur recommandetion du Sous- Comité chargé de l'examen des livres, le Comité catholique du Conseil de lInstruction publique, à sa séance du 13 courant, a décidé : “Qu'il ne croit pas 0pportun d'approuver la série presente pa les Freres des Ecoles chrétiennes, avant que celle-ci soit complete et que certines observations soient faites aux promoteurs de la serie.

Jai l'honneur d'etre, Mon Reverend Frere, Votre tres obéissant serviteur, CTÉDEON OUIMET Surintendant.

Le 23 du méme mois, je répondis de St Louis, Mo. à M le Surintendant :

A L'HONORABLE GÉDEON OUIMET,

Surintendant de lastruction publique

Monsieur le Surintendant.

Ja l'honneur de vous aveuser réception de votre lettre No, 3883-84, par laquelle vous nimformez que ‘le Sous-Comité catholique du Conseil de lnstruction publique n'a pas cru opportun d'approuver nos livres présentés à la derniere session, avant que Ja série soit complétée et que certaines observations soient faites aux promoteurs de la série

Le Cours supérieur de Langue française est actuellement sous presse, et le travail est assez peu avancé pour que nous puissions Île faire bénéficier des remarques ot des désirata du sous-comité chargé d'examiner la série.

Ni Monsieur ie Surintendant avait l'extrème obligeance de me communiquer les vues du sous-comité, il nous épargnerait du temps et des dépenses, et

ge È £ à -

acquerrait un nouveau titre à la gratitude de celui qui se dit, avec un profoud respect, De Monsieur le Narintendunt, Litres humble serviteur, En Réricies |

Depuis cette époque, quatre mois se sont écoulés et ma lettre qui, je le sais, est arrivée à destination, n'a pas encore été honorée d'une réponse

La lettre de M. le Nurintendant donne lieu à quelques obssrvations Deux motifs sont allégués par le sous-comité pour ajourner ou refuser sous une forme polie l'approbation de nos livres :

lo Le Cours n'est pas complété:

2o Le sous-comité à quelques obsni vations à soumettre aux promoteurs de la série

Ces deux objections sont-elles bien fondées 2 Il semble bien difficile d: | l'admettre, Ni les ouvrages présentés méritent la faveur d'une approbation, c'est, ce semble, justice de l'accorder, sauf à la refuser au Cours snp'rieur s'il n'en est pas digne Ce trait de bienveillance du Conseil serait un puissant encouragement aux promoteurs de la série; ne scrait-ce pas aussi un moyen de dissiper certaines préventions qui existent, il faut bien le dir, contes Le Dpartem ait de l'instruction publique!

Et voyez, onorables Messieurs, lorsqu'il s'est agi d'apirouver Le "Mu nuel de dessin industriel" de M. Oscar Dunn, la série de M Montpotit, de Conseil n'a eu aucune objection contre une approbation partielle (1) 5 mieux encore, les trois premiers volumes de la série Montpetit furent approuvés n'étant encore que manuscrit Ce n'est pas ici le lieu d'examiner Ja valeur de ces deux ouvrages ; mais, Honorabl:s Messieurs, votre sous-comité serait-il tém raie re en accordant à notre humble Congrégation la même confiance qu'à ces deux Messieurs encore si peu connus dans le monde pédagogique ?

La seconde raison sur laquelle il motive son refus d'approbation où son ajournement, ce sont des observations qu'il à à soumettre aux promoteurs de la série, Nont-elles sérieuses ? On pourrait en douter, car, depuis quatre mois,

je les sollicite et les attends en vain pour un travail urgent. Ce silence nons

met dans une pénible alternative: si nous ne présentons pas le Cours supérieur avec les autres, ceux-ci ne peuvent être approuvés: si nous le présentons sans tenir compte des observations du sous-comité—observations que j'ai vainement demandées et que j'attends encore, l'approbation du cours complet, est résorvée à une seconde édition où l'on tiendra compte des vœux du sous-comité. Mais, Honorables Messieurs, je vous prie de ne pas oublier combien sont lourds pour nous les frais d'impression de douze volumes semblables ?

(1) Aupendice C.

Dans une visite qu'il faisait au cher frere Aphraates en juin 1882, ML le Surintendant promettait à ce bon cher frere de faire adopter notre méthode de dessin par le Conseil des Arts et Manutietures, et de faire approuver les ouvra- Ses que NOUS PresenteTIONs désormais au Conseil Ces avances St gracieuses semblent avoir été oubliées Pourtant, J'ai consicence d'avoir tenu la promesse que je faisais à M le Surimtendant en laut témoignant ma œratitude pour sus bienveillantes dispositions Je lui disais en substance: "Nous nous efforcerons de ne présenter au Conseil que des ouvrages offrant toutes les garanties au point de vue d'une sune pédagogue et des Progress de la néthodolorie. à

Tels sont, Ho crables Messieurs. ceux que j'ai eu l'honneur de sonumettre à votre haute aporobation. Pour vous en convaincre, Jaissez-mot vous tra er Sommairement le chemin parcouru par de "Cours de Langue française” avant de se presenter devant vous

Préparé par un de nos maitres les plus expérimentés, le cher frère Louts de Poissy, aujourd'hui assistant du Kuporieur-Créneral, ce cours fut nnprimé en IS72 et introduit. à titre d'essai. dans toutes nos écoles de France, Tous les Directeurs et les premiers miutres furentoinvites à dopner sur PE fond et la forme de l'ouvrage leurs observations personnelles. Toutes ces notes, classes par une Commission composée de maitres eumments, parmi lesquels se trouvait Je che frere Armin- Victor, amencrent de notables ameéhorations dans ce cours qu'on réedita et qu'on mit encore a l'essai pendant cinq ans De nouvelles notes permirent a la Conmaission dé mettre une derniere main à son œuvre qui était réellement celle de l'institut tout entier | eu IST parut l'édition actuelle qui est stovie dans toutes nos écoles Cest cette ed ton, Honorables Messieurs, que nous avons introduite en Canada en lui donnant une teinte locale et en l'appropriant aux besoins de notre jeunesse canadienne

Comme en France, nous avons Jancé une premiere édition à titre d'essai: les observations qu'elle à provoquees nous ont permis d'y faire encore quelques modifications : tel est. Honorables Messieurs, ce dernier travail que j'ai l'honneur de soumettre a votre bienveillante ipprobation

Désireux de donner à ces Cours toute la perle.tion possible, je les ai adressés à MM. les Inspecteurs primaires et à la plupart de nos maisons d'éducation, avec priére de me signaler les lacunes à combler, les améliorations à aire, ete. De toutes parts me sont venues les félicitations les plus chaleureuses; dans ee concert, pas une note discordante, pas une seule,

Voici quelques-uns de ces précieux témoignages :

Ayant fait examiner ces ouvrages par Messire J. H. Rov. professeur du

Séminaire de Sherbrooke, et les ayant examinés moi-même, je suis heureux de

(1) Où concoit, par ce tait, combien sont uixsion Rovale au sujet des lentenrs di et surement

irennes Les ponts du Riv. M. Lesage devant la Com- ATOME avec nos Stpericurs! C'est bicn le cas de dire: lentement

TE

vous dire qu'ils sont ex ellents et tout à fait propres à inspirer l'amour de la Religion et à faciliter l'enseignement de la langue française ”

À “ L'histoire du Canada. pour le cours élémentaire, est un bon ouvrage qui se recommande de lui-méme à la favorable attention du Conseil de lnstruction publique ? | f ANT, EV. DE NHERBROOKE, “ Au jugement des hommes les plus compétents et d'après ce que jai pu voir par moi-même, Je n'hésite pas à dire que ce nouveau cours est certaine ment ce qu'il y a de mieux dans li Province.

‘Le plan en est réellement nouveau, logiquement gradué et très bien exécuté: toujours proportionné à lteapacité intellectuelle de l'enfant à mesur: qu'il avance dens le développement de son intelligence. + On y trouve tous les éléments essentiels de la grammaire, de la Hittéra- Ù t

ture. de la composition, avec une suite d'exercices les plus propres à en faire comprendre les principes par les applications si bien gradues qui en sont fuites.

« Les exercices de lecture sont on ne peut mivux choisis pour donn:r à L'enfant les notions les plus utiles sur la géorraphie, l'histoire et les seien tes naturelles.

# Mais ce qui en fait le conréennement Le plus précieux, cest l'enseigne ment religieux et moral répandu dans tout le co ps de l'ouvrage, et qui lui est uni comme l'âme au corps et le vivilie dans toutes ses parties. On y voit qu l'auteur de ce travail avait étudié ét comprenait le programme de la véritable education de l'homme tracée en deux mots, avec une profondeur divine, par le Sauveur lui-même, au début de sa prédication évangélique: Mon ir solo pur cet homo, sed de omani verbo quod proredit de ore Der. Cest bien à réellement le véritable programme de l'éducation qu'il faut donner à l'enfant pour lélever à la hauteur de sa dignité d'être raisonnable et d'enfant de Dieu. El faut d'volopper en lui sémultanément le double principe de la vie naturelle et de la vie surnaturelle.”

+ L F. Ev. DES TROIS-RIVIÈERER.

“ Mor de Chicoutimi m'a fait voir les Leçons de Langue francaise et d'Histoire du Canada (élémentaire). que vous Jui avez expédices récemment, et ju passé toute la journée à les étudier. Pen aia cu la meilleure impression possible. Vraiment, c'est à souhaiter de redevenir enfant pour étudier ces manuels Si attravants, si méthodiques. Je regarde cette publication comme un éveneinent considérable de l'histoire pédagogique de la Province.”

VA. ua, pte, Préfet des études.

+ Histoire du Canada. Chaque leçon est suivie d'un récit tres Intéressant,

et d'un résumé notant les points les plus saillants du récit. Tout cela est de na-

ture à aire impression sur l'esprit de Pentant, et à exereer, noncs lement sa mémoire, Hits AUsSE SON pgement

Cours élémentaire et moyen de Liagie françuse. Outre le texte qui n'est pas plus chargé que dans Les antres gramunures, il va des dittéss supplémentaires, des récits, des phrases à compléter, ds leeons d° choses, des exoreices de rédaction, des sujets de létres et qui rs ommandent ces deux ours et font espérer que le * Cours supérieur sera ut: initiation à da littérature et ne laissera rien à désirer en fuit de perfection de langage.”

F. Donrvar, Pre, Nupr. du Coll. Ass.

Veuillez agréer nos siceres remerciements pour les einq pré‘ieux volunes que nous recevons de votre part: Cours élémentaire d'Histoire du Canada. Cours élémentaire et Cours moyen de langue francuse. Nous n'avons pas eu le loisir de les examiner à fond: nous les avons vus assez cependant pour dire qu'ils répondent à ce que nous desirions depuis longtemps, Le Cours d'Histoire sur-

tout, que nous adopterions des cette anne: si notre provision m'était pas fuite.” CATHERINE, Supre des Ursulines de Québec.

“Nos matresses de classes appre tnt brancoup ces ouvrages et applaudissent aux ameliorations de la derniere éition du Cours françus. Ces améliora-

Hons nous satid{ont plemement NI NT CHARLES, Nupre des Ursulines des Trois-Rivicres. ai examine votre Cours elementure de Grammaire et votre * Cours moven. Les routes de Ja langue francaise v sont données d'une maniere elaire et précise, et le choix des exereices joint parlaitement la théorie à la pratique.

Fajouterat que votre © Cours élémentaire d'Histoire du Canada,” est

res Intéressant et tout-a-fit a a portes d JOURS eleves qui étudicront l'histoi-

re de notre pPavs NR STE NCHOLASTIQUE, Supre des Sœurs de Jésus, Marie, Hochelagu.

Mes meilleurs remerciements pour les livres classiques que vous avez eu li bonté de m'adresser. Je les ai parcourus avec intérêt et, d'après mon ap-

préclation, ce sont de tres bons oui ravos NR ST Loris. Kupre des Sœurs de li Charité, Québec.

SouUvriSes Sont tres recommandables tant pour le fond que pour là orme. Il

S rendront certainement d'immenses services à la cause de l'éducation. Votre Grammaire et votre Histoire au Canada sont les meilleurs du Jour, au moins suivant moi. Une institutrice peu compétente même doit nécessalrement réussir avec Votre nouvelle drainmaire.

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