LES RELATIONS AVEC LE DIRECTEUR
sans honnêteté*, sans vraisemblance — aussi la vérité est-elle souvent impossible à démêler, et les torts réciproques, fussent-ils exactement balancés, par le fait même de sa subordination, ceux de l'adjoint se trouvent en réalité être plus graves, et c'est lui qui généralement doit être frappé.
A ces tristesses, il convient d'opposer les relations courtoises qui existent dans la majorité des écoles entre directeurs et adjoints. Ces derniers ont pour leur chef immédiat la plus cordiale déférence et le plus sincère respect. De part et d'autre on écarte les occasions de conflit, on cherche à se rendre service, on sait qu'on travaille au succès de l'école et de la grande cause de l'enseignement national ; on travaille gaiement la main dans la main, et on s'aime parce qu'on s'estime. Ces écoles-là sont la joie des inspecteurs, et elles ne se signalent que par leurs succès : c'est parmi les adjoints de ces écoles que se recrutent les excellents directeurs du lendemain, et c'est parmi ces directeurs qui ont prouvé leur bonté et leur fermeté pleine de tact, qu'on choisit les maîtres à qui on confie les importantes directions.