SCENE V Pencho, Maria, Domingo et Fuensantica
FuENSANTICA. — Domingo ! Domingo vient ! Qu'a donc Maria del Carmen?
Pencho. — Elle s'est évanouie.
Domingo. — Xavier est-il là?
Fuensantica. — Je ne l'ai pas vu. J'étais de l'autre côté...
Domingo. — La porte est ouverte. Nul doute qu'il ne soit venu.
{Maria revient à elle, regarde avec anxiété autour d'elle
et se lève.)
Maria. — Pencho... {Elle lui prend la main.)
Domingo. — Et mon fils?...
Pencho. — C'est lui qui a ouvert cette porte. Maria. — Il est ressorti?
Fuensantica. — Certainement il est ressorti. Domingo, à Pencho. — Et toi, tu es encore ici?
PencHO. — J'ai promis, j'attends.
Domingo. — Tu n'as rien à attendre. Sauve-toi, ne pense pas à te battre cette nuit; c'est une nuit de joie et rien de triste ne doit arriver. {Avec allégresse.) Tu ne sais pas Maria del Carmen?... Tu ne sais pas Fuensantica?... Le docteur a examiné le petit... mon Xavier... et avec quelle attention, avec quelle science ! Eh bien ! le résultat c'est qu'il a déclaré que le garçon n'avait rien de grave, seulement quelques douleurs qui lui restent de sa blessure, qui n'inspirent aucune crainte et qu'il espère guérir tout à fait et très vite.
FUENSANTICA. — Quelle joie !
Maria. — Oui, certes.
Domingo. — Vous voyez bien...
FuENSANTICA. — Quand je disais que Don Fulgencio est un savant !
Domingo. — Il m'a rendu le bonheur. C'est lui, homme de science et de conscience !