LXIV
(1) C£. Sest. VIII : E col bue zoppo andrem cacciando l'aura.
(2) « Lis entre chardons, je chasse la pie avec les milans, et avec le petit braque le lièvre agile. Chacun de ces animaux vivra encore assez, tandis que ma faible poitrine chante la Passion du Dimanche des Rameaux. »
Ce n’est pas non plus par ouï-dire qu’Auzias March a connu Pau de Bellviure, ce troubadour catalan qui a probablement véeu au x1ve siècle avant Pere March. Il nous reste de lui une chanson et surtout un curieux neuvain que nous a conservé Francesch Ferrer dans son Conort, recueil des couplets catalans ou provençaux contre les femmes, les mieux faits pour nous aider à leur résister. Voici cette strophe d’après le Cançoner d'amor :
Per fembra fo Salamo enganat, Lo Rey Daviu e Samsso exament.
Lo payr’ Adam ne trencà | mandament ; Aristotil ne fou com ancantat, E Virgili fou pendut per la tor, E Sent Johan perdé lo cap per Ilor, E Ypocras mori per Ilur barat.
Donchs, si avem per dones folleiat, No [he] smayar tenir tal companyia.
(B. N. Paris, Esp. 225, fol. 163).
Là est, sans aucun doute, l’origine du souvenir ému et spirituel à la fois qu'Auzias March adresse à son compatriote, devenu fou à la suite de ses folies pour les femmes :
En recort es aquell Pau de Bellviure que per amar sa dona tornà foll.