‹ Avant la conquête [microforme]Chapitre 27 sur 33 · L'HEURE DU SACRIFICE · texte numérisé non relu

L'HEURE DU SACRIFICE

Tandis que ces événements se passaient nous étions arrivés aux tristes jours qui précédèrent la bataille des plaines d'Abraham. Montcalm ayant appris la disparition de son protégé, avait mis tout en œuvre pour retrouver le jeune homme; il avait fait battre la ville ct ses environs par ses soldats sans pouvoir découvrir aucun indice, Le général commençait à croire, comme tout le monde, que le pauvre de Marville était mort.

Le protecteur de Robert était triste; tout se réunissait pour l’accabler. L'hiver précédent avait été désastreux, la famine avait assailli son armée, le général l'avait soutenue par son dévouement, se privant souvent pour ses soldats; et tandis que de toutes parts les Anglais nous entouraient, Bongainville ne ramenait de France qu’un secours dérisoire, dix-sept bâtiments chargés de vivres et de munitions et trois cent vingtsix recrues.

Depuis près d’un mois, Québec offrait un triste spectacle. Wolfe, campé à la Pointe Lévis ne cessait de lancer sur la ville une grêle de projectiles qui répandaient partout la désolation et l’incendie.

Une partie des maisons avaient disparu dans les flammes. La cathédrale n’existait plus et notre artillerie ne pouvait riposter au feu de l'ennemi.

Montcalm marchait la tête mélancoliquement penchee vers le «ol, où, à chaque pas il rencontrait des

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