‹ Avant MalherbeChapitre 76 sur 132 · L'ALOUETTE · texte numérisé non relu

L'ALOUETTE

Alors que la vermeilhe aurore Le bord de notre ciel colore, L'alouete, en ce même point De sa gantile voés honore La foeble lumière qui point.

Tant plus ce blanc matin éclére Plus d'ele la voés se fait clére, Et samble bien, qu'en s'eforcant, D'un bruit vif ele veulhe plére Au soleilh qui se vient haussant,

Ele, guindée de zeffire

Sublime, an Ter vire et revire

Et declique un joli cri

Qui rit, guérit et tire l'ire

Des espriz, mieux que je n'écri (i).

I. Cette strophe se rapproche un peu trop des mignardises de du Bartas. Guillaume de Salluste a dit également de l'alouette :

La gentille alouette avec son tirelire, Tirelire aliré et tirelii ant tire Vers la voulte du ciel, puis son vol vers ce lieu Vire, et désire dire adieu Dieu, adieu Dieu.

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