Cette date n'est qu'approximative
FRANÇOIS HABFRT I I ï
Le coq de grand paour qu'il a,
S'envola Sur une ente (ï) haute et belle, Disant que maistre renard
N'a pas l'art De monter dessus icelle.
Le renard qui l'entendit
Lui a dit Pour mieux convrir sa fallace (2) Dieu te garde, ami très cher !
Te chercher Suis venu en cette place,
Pour te raconter un cas
Dont tu n'as Encore la connaissance; C'est que tous les animaux,
Laids ou beaux, Ont fait entre eux une alliance,
Toute guerre cessera ;
Ne sera Plus entr'eux fraude maligne Sûrement pourra aller
Et parler Avecque moi la geline (3),
De bestes un million,
Le lion Mené jà par la campagne :
La brebis avec le loup
A ce coup Sans nul danger s'accompagne.