SCENE IIL
les precédens, LE MARQUIS, puis GOBERVILLE".
le marquis, baisant la main de sa mère. Voici, madame, M. Goberville votre procureur, qui désire vous parler... homme fort utile, qui nous rend de grands services, (au vicomte.) et nous vend l'argent au poids de l'or, (d la duchesse.) Est-ce que vous lui faites aussi l'honneur de puiser dans sa bourse? la duchesse.
Non, marquis.», il s'agit d'affaires de famille.
goberville.
Madame la duchesse, j'ai l'honneur de vous présenter mes très humbles respects... monsieur le marquis... monsieur le vicomte... (Il s'incline trois fois.) la. duchesse , à Goberville.
Approchez... Eh bien! Goberville, mes ordres ont-ils élé exécutés ? ( Pendant que la duchesse parle à Goberville, le marquis et le vicomte vont au fond du théâtre, où ils parlent bas. ) goberville.
Avec la ponctualité la plus scrupuleuse... madame la duchesse connaît mon zèle.
la duchesse, bas à Goberville.
Le mariage?...
(1) La duchesse, le marquis, le vicomte; Goberville en arrière sur la droite.
goberville, bas à la duchesse.
Célébré de jeudi matin. (La duchesse témoigne sa satisfaction.)
LA DUCHESSE, bas.
Il y a eu de la résistance... des pleurs...
GOBERVILLE.
La jeune fille s'est désolée... elle a pleuré... D'abord, elle ne voulait point croire aux lettres que je lui exhibais . . . mais enfin, après les regrets, les larmes, le désespoir... la pauvre petite s'est sacrifiée de la meilleure grâce du monde.., elle était gentille, (soupirant ridiculement.) ah! si je n'avais pas été marié, je vous aurais demandé la préférence.
la duchesse, sy éloignant de Goberville. Me voilà plus tranquille... et maintenant elle peut compter sur ma protection. ( Elle s'approche de la table. Goberville s'approche du marquis.)
le marquis, bas à Goberville.
Mon argent, fripon ?
goberville , de même.
Si vous saviez ce qu'il me coûte. Voilà trois cents louis.
le marquis, se rapprochant de sa mère.
Mon billet était de cinq cents.
LE vicomte , à Goberville.
Et notre homme ?
goberville, au vicomte.
Le sergent recruteur m'a chargé de vous dire que c'était une affaire faite... Racolé d'hier soir... Il sera expédié demain pour sa garnison. (27 passe à la gauche du vicomte.)
LA DUCHESSE
Ne vous éloignez pas , marquis je passe avec Goberville dans mon cabinet , et j'aurai bientôt à vous parler, ainsi qu'à votre frère le chevalier, que je vois avec peine donner dans les idées nouvelles.
goberville.
C'est un singulier jeune homme.... il affecte une sagesse, une réserve...; pas un sou de dettes sur le pavé de Paris.
le vicomte.
C'est qu'il a quelques défauts cachés.... Il faut que je le convertisse.
(La duchesse sort; Goberville la suit.)