SCENE IX
LES FRÉCÉDENS, MORIN.
morin, à voix basse.
Monsieur, voilà quelqu'un qui descend de voiture, et qui demande à vous parler.
LE général.
Quel est-il ?
MORIN
Vous ne le croiriez jamais !... il a un parler si humble et si doux, et puis ses gens, sa livrée, jusqu'à ses chevaux... tout cela a z'un air si digne... que j'osais t'a peine le regarder... lorsqu'en levant les yeux, je re-
connais dans ce seigneur si respectable, mon ancien collègue, le citoyen Sénèque...
LE GÉNÉRAL, bas.
Silence, (haut.) C'est monsieur Goberville... qu'il entre...
LE VICOMTE
Oui, qu'il entre! (basa Alfred.) J'en suis charmé, nous allons à nous deux le jeter par la fenêtre.
ALFRED
C'était bon avant la révolution... mais maintenant on ne jette plus personne par les fenêtres.,, pas même ses créanciers.
LE vicomte.
Et qu'est-ce qu'on leur fait donc?
ALFRED
On les paie.
LE VICOMTE
Quel absurde régime !
LE GÉNÉRAL
Alfred, Derneval, j'exige que l'affaire de ce matin n'ait pas de suite... et j'espère vous revoir après mon entretien avec votre oncle.
derneval, s* inclinant.
Monsieur, je suis à vos ordres.
( // sort, le général le reconduit.)
ALFRED
Et moi, alors, je cours trouver ma tante et ma cousine, les prévenir de ce qui se passe. ( Au vicomte.) Venez...
le vicomte , à Alfred qui l'entraîne.
Oui... tu as raison je ferai mieux de m'en aller; car la vue seule d'un procureur...
air : J'ai vu le Parnasse.
Si j'en vois jamais sur ma route...
ALFRED
Us sont supprimés.
LE VICOMTE
Tout de bon?
C'est un grand bienfait.
ALFRED
Oui, sans doute, De notre révolution.
LE VICOMTE
Voici donc la première chose...
Que les destins en soient loués !
alfred , à part.
JNe lui disons pas , et pour cause Qu'il nous reste les avoués.
(Dernevat, Alfred, et le vicomte entrent dans l'appartement à droite.}