DU RÉGIME DO VERT
Il convient plus particulièrementaux jeunes chevaux ; cependant on l'a quelquefois fait prendre avec avantage à des vieux, surtout ceux qui ont éprouvé des maladies inflammatoires, qui ont du dégoût des alimens secs, des affections vermineuses, urinaires, dartreuses, galeuses, des claudications ; ces causes sont celles qui requièrent le plus communément l'emploi du vert.
Il est contraire dans la morve, le farcin, les maladies de poitrine récentes ; les chevaux soumis au régime du vert, demandent la plus grande surveillance, parce que les accidents qui résultent de son administration sont prompts et quelquefois très graves si l'on n'y remédia pas de suite. Les plus fréquents sont les coliques, les indigestions : la première indication à remplir est de supprimer le vert, promener le cheval et le bien bouchonner en rentrant ; si les coliques continuent, administrer une bouteille d'eau salée ou de vin et d'huile, en y ajoutant quelques gouttes d'éther ; si la conjonc-
live est rouge, fl faut pratiquer une bonne saignée, et donner des lavements.
En général, tous ces accidents sont inflammatoires, on les combat par la saignée et la diète.
On s'aperçoit que le vert convient aux chevaux, quand ils le mangent bien, qu'ils sont gais, ont le poil lustré, et reprennent insensiblement ; il est contraire, quand le cheval est triste, tient la tête basse, ne mange pas, tousse, et a le poil piqué; alors il faut s'empresser de le retirer et le mettre aa régipie sec.
Les chevaux qui doivent être soumis an régime du vert, doivent y être préparés par quatre jours de son, de paille mêlée avec le vert; les mêmes précautions doivent être prises lorsque ce régime cesse, afin d'éviter que le changement du régime ne soit trop brusque et ne produise des accidents.
Manière de l'administrer.
Le vert doit être donné peu à la fois et souvent, d'heure en heure, et l'on doit avoir soin de retirer l'ancien pour ne pas dégoûter les chevaux; celui de prairie convient mieux les huit ou dix premiers jours, parce que son effet est plus purgatif; ensuis te, on administre la luzerne ou le trèfle, ce dernier vert demande de grandes précautions, parce qu'il est très échauffant, et produit des accidents graves; on y remédie en le mélangeant avec de l'herbe de pré ; les chevaux qui engraisseraient trop vite de»
vront être saignés.
Mil
La promenade est indiquée tous les jours p les chevaux au vert, ainsi que les bains, quand le temps le permet.
INSTRUCTION WftMÇiX*. 407
Cette Instruction est divisée en trois parties; la )remière traite de quelques articles d'hygiène miiiaire; 1» deuxième parle très succinctement d'un letit nombre de maladies internes et externes; et a troisième enseigne à préparer et administrer es médicaments que nécessitent ces mêmes malalies.
On y trouve décrit la manière de donner les iremiers soins au soldat avec les seules ressources lue les looaUtés peuvent fournir et sans les secours les médecins.
J'ai eu soin pour être compris facilement, d'emioyer, le plus possible, des termes ffénéralement onnus, ou des expressions qui remplacent le sens les mois techniques.
Nota : Les chiffres placés entre deux parenthèes renvoient à Ja troisième partie de l'Instruction aédicale : ils y indiquent les médicaments dont on loit faire usage*