‹ Avant-postes de cavalerie légèreChapitre 114 sur 143 · DE L'INFLAMMATION DIS NARINES · texte numérisé non relu

DE L'INFLAMMATION DIS NARINES

Elle est caractérisée par )a douleur, le gonflement, la rougeur, une chaleur plus élevée qu'à l'ordinaire de l'entrée des narines. Très souvent cette maladie se déclare ctyez les cavaliers qui ont l'habitude de porter leurs doigts malpropres dans leur ne*.

Traitement.

Introduire deux ou trois fois par jour dans les narines du cérat, ou bien du sain-doux ou du beurre frais. On se servira pour cette opération de la barbe d'une plume. Faire tremper le bout du nez dans la décoction émolliente <n° 1*)* Renoncer à l'habitude de porter les mains au nez.

m l'inflammation de l'intérieue db l'oreilli.

(0. TfiXB.)

le malade sent dans cette partie, une douleur

plas ou moins vive accompagnée de sifflement et de bourdonnement; quelquefois il y a une douleur de têle très forte qui occupe le côté de l'oreille malade.

Employer dès le début de la maladie tous les moy ens|que Tari recommande en pareil cas pour détruire cette inflammation, qui, souvent, lorsqu'elle se termine par suppuration, cause la surdité. Les principaux sont les suivants : vingt sangsues derrière l'oreille malade et laisser bien couler le sang; introduire dans le conduit de l'oreille un peu de cotou trempé dans l'huile d'amande douce; vomir cinq à six fois avec le remède (n° 11); tenir le cou et toute la tête bien chaudement avec de la flanelle ; preudre un bain de pieds bien chaud malin et soir, dans lequel on mettra deux onees de farine de moutarde ou de sel; tisane légèrement sucrée pour boisson habituelle, des (ir* 1, 6, 7 ou 10); garder la le lit et ne point manger*

DK L'INFLAMMATION DE L'OEIL (OPHTHALMIK).

Le blanc de l'œil est d'un rouge vif, il est le siège d'une chaleur, d'un picotement incommode. L'impressiou de la lumière est diflicileinent supportée, quelquefois même insupportable.

Traitement.

Appliquer vingt sangsues aux tempes et non sur les paupières, bisser ensuite bien couler le sang. Bassiner souvent les yeux avec de l'eau de mauve tiède (n° 14), les tenir continuellement couverts avec des compresses imbibées de celte même décoction. Eviter la lumière ; vomir cinq à six fois avec la potion (u° 11) ; prendre chaque jour deux

bains de pieds d'eau Salée chaude; boire une tisane rafraîchissante des (noi 1 , 2, 6 et 7) et maogct peu.

db là chaudk-pissk chez l'homme (blennorrhagib) •

C'est ainsi qu'on appelle l'écoulement d'an liquide qui ressemble à de la matière, venant du canal de la verge, avec sentiment de chaleur ou de cuisson, surtout lorqu'on urine. Cet écoulement est le résultat d'une inflammation.

La chaude-pisse se développe ordinairement depuis le deuxième jusqu'au huitième jour après le coït avec une femme infectée ; dans quelques cas rares, ce n'est qu'au quinzième jour que cette maladie se déclare.

D'abord le malade éprouve à l'extrémité de la verge, plus particulièrement lorsqu'il rend ses urines, un sentiment de démangeaison qui augmente ensuite graduellement, et se change en une cuisson fort incommode vers le deuxième ou troisième jour de l'invasion. Cette inflammation acquiert progressivement plus d'intensité jusqu'au quinzième, et quelquefois jusqu'au vingt cinquième ou trentième jour. Alors elle commence a diminuer ainsi que l'abondance de l'écoulement, qui, de vert qu'il était, devient jaune, puis blanc, plus lié, et disparaît enfin, mais avec plus ou moins de

F promptitude, selon la disposition du sujet, sa dociilé à suivre le régime nécessaire, ou la nature du traitement qui lui aura été prescrit.

Il est utile de savoir que quelquefois l'écoulement reste jaune pendant tout son cours , sans que sa guérison, malgré cette circonstance, dont beaucoup de personnes s'effraient sans motif, soit moins prompte et moins complète.

Traitement.

On doit se borner à Pusage des boissons adoucissantes suivantes : l'infusion de fleurs de mauve ou de guimauve ; une légère décoction de graine de lin, d'orge , ou de l'eau de gomme arabique un peu sucrée (nos 1, 6, 7 et 8). Si les malades désirent une boisson plus agréable, ils pourront faire usage de petit lait ou de divers sirops adoucissants à prendre dans Peau simple , comme ceux d'orgeat, de capillaire, de guimauve ou de gomme arabique. On doit surtout éviter certains remèdes dont les soldats font souvent usage pour arrêter une chaudepisse, tels que la poudre à canon dans le vin, la décoction de tabac, le poivre dans Peau-de-vie, et autres qui sont très nuisibles. Si le malade éprouve des érections fréquentes, avec des cuissons en urinant, il faut appliquer vingt sangsues sur le canal de la verge, et prendre matin et soir, pendant huit ou dix jours, un bain de siège tiède avec la décoction (n° 14).

Une précaution indispensable, pendant Pusage de ces médicaments, est de suivre un régime propre à en seconder les effets. Les aliments doivent être peu épicés. Les légumes conviennent mieux que la viande. Le malade doit s'abstenir de café, de vin pur, et autres liqueurs échaulfantes, du coït surtout, et éviter la danse, la course, l'équitalion, ainsi que tous les exercices capables d'irriter la partie souffrante. Il ne faut jamais manquer de relever les bourses près du ventre, au moyen d'un suspensoir bien fait et bien appliqué, c'est-à-dire, ni trop serré ni trop lâche, afin de prévenir les engorgements des testicules. Il ne sera pas nécessaire de le porter dans le lit.

Le traitement que je viens de décrire suffît ordinairement, lprsqu'on le continue assez de temps

pour guérir tout à fait l'écoulement. Cependant, il arrive quelquefois qu'après avoir diminué pendant quinze jours ou un mois, il reste dans le même état. Dans ce cas, s'il y a au moins huit jours qu'on urine sans éprouver la moindre cuisson, et que les érections ne soient point douloureuses, il faut faire usage de la potion (nQ 19), et boire de l'eau ferrée (n° '20) coupée avec le vin, pour satisfaire la soif.

Pour être bien guéri, il faut prolonger ce dernier traitement pendant au moins dix jours après la disparition de l'écoulement. Il convient aussi d'éviter le coït pendant quelque temps, ainsi que

l'exercice à cheval.

Pour s'assurer si l'écoulement existe, il faut, le matin après s'être réveillé et avant d'uriner, presser la verge de sa racine vers le gland ; par ce moyen, et pour peu que l'écoulement existe, il est de suite visible.

Dans la chaude-pisse cordée, c'est-à-dire lorsque les érections sont fréquentes et avec de vives douleurs, que la verge, dans cet état, reste courbée, il faut rester en repos; appliquer vingt à vingt-cinq sangsues à sa partie inférieure ; prendre quelques bains de siège d'eau de mauve (n° 14), appliquer deux Ibis par jour un cataplasme (n° lt>) entre l'anus et les testicules, et faire usage des lavements émollients (n° 14). Suivre pour les autres moyens, ce qui a été dit en parlant du traitement de la chaude-pisse en général.

DB LA CHAUDB-PISSB DU GLAND.

r La chaude-pisse du gland est un flux muqueui qui ressemble à de la matière et qui prend sa source en dedans du prépuce et sur le gland.

Cette affection survient ordinairement sans qu'il y ait chaude-pisse du canal de 1% verge, et elle reconnaît a peu près les mêmes causes que cette der-

nière. JL'orç peut encore y ajouter l'acrimonie qye le long séjour de l'humeur à la couronne du gland détermine quelquefois chez les personnes malpropres.

La marche de cette maladie diffère peu de celle de la chaude-pisse ordinaire, elle est seulement beaucoup moins longue.

Traitement.

Usage des boissons (n0fl 1, 6, 7 et 8), baigner la verge cinq ou six fois par jour dans la décoction (u° 14); introduire ensuite entre le prépuce et le gland un peu de linge fin ou mieux encore un perç de charpie, pour absorber l'humidité. Continuer ces moyens jusqu'à parfaite guérison.

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