BUBON (POULAIN
Le poulain est un engorgement des glandes qui, se forme ordinairement aux aînés. Souvent il est
tccompagné de chancres à la verge, oude chaudeûsse; d'autres fois il existe seul.
Traitement.
Garder le repos ; raser les poils qui couvrent la >artie malade et y appliquer un cataplasme émolient matin et soir (n°16). Si l'inflammation devient rès forte, employer vingt ou trente sangsues sur e point douloureux ; envoyer le malade a l'hôpital e plus tôt possible pour l'y faire traiter d'une matière convenable,
lk GALE*
Elle consiste en de petites pustules au sommet lesquelles parait une petite vessie. La démangeaion accompagne l'apparition de la pustule, et c'est ordinairement la nuit, à la chaleur du lit qu'elle se aitlsentir davantage.
La cale se développe en dedans des bras, des ivant-bras, des cuisses, des jambes, entre les doigts les mains et sur le veutre.
On peut se servir d'une lotion sulfureuse , ou l'une pommade soufrée (n08 17 et 18).
Avec la lotion sulfureuse on se frotte les bras, les nains, le ventre, les cuisses, les jarrets et les jam- >es. On doit faire cette opération deux fois par our, malin et soir. La dose est de deux onces pour haque lotion; il faut bien remuer la bouteille avant le verser la liqueur dans une assiette ou autre ase de terre propre à la contenir.
On emploie la pommade de soufre deux fois par our à la dose de demi-once pour chaque friction; es parties déjà désignées sont frottées légèrement, ^'appartement des galeux doit être toujours tenu haud.
- Il faut avoir soin de mettre là lessive les effets
qui ont servi à la personne atteinte de la gale.Ceui de lain<5 qui ne peuvent pas y être mis, doivent être exposés à la vapeur de soufre dans un petit appartement bien fermé. On les étend sur une claie d'osier ou autre chose qui remplisse le même but. Sous cet appareil , on place une terrine dans laquelle on fait brûler de la fleur de soufre; m*is avant dç les y exposer, la toile qui leur sert de doublure doit cire lavée à Veau bouilante et au savon, et êt re bien sèche, pour que la laine prisse recevoir la vapeur du soufre. On agira de la même manière pour désinfecter les couvertures, les draps de lit et les oreillers,
BRULURE.
Celte maladie offte différents tfegrés qu'il faut connaître pour bien appliquer le traitement.
Dans le premier degré, le corps brûlant n'a fait que déterminer une légère irritation de la peau, avec rougeur, chaleur et douleur,
Dans le second degré, la partie brûlée offre des ampoules.
Dans le troisième, il y a destruction de la peau brûlée : celle-ci alors est d'an jaune gris ou noir.
Traitement.
Premier degré. Plonger la partie malade, à l'instant même de l'accident et pendant plusieurs heures de suite, dans un liquide composé (Fextrait de saturne et d'eau fraîche (deux euillertts à bouche d'extrait de saturne par pinte d'eau)x qu'on renouvelle à mesure qu'il s'échauffe. A è& faut de ce moyen, on peut se servir d'eau à la glace, oa d'eau la plus fraîche possible. Si la brûlure est au dos, au ventre ou à la poitrine, on y applique des compresses imbibées dans l'un ou l'autre aes
Kouides ci-dessus désignes. Lorsqu'elle est au viT sa£e, le malade penche la tête au-dessus d'un vasp et humecte fréquemment sa brûlure avec une éponge fine ou avec un linge. Enfin, si tout le corps est brûlé on doit mettre le malade dans un bain froid et dans lequel on aura jeté de l'extrait de Saturne, dans les proportions déjà indiquées. En employant de pareils moyens on voit souvent la brûlure du premier degré se dissiper de suite.
Deuxième degré. Mettre en usage le traitement qui vient d'être décrit, et après l'avoir employé assez de temps, ouvrir tes ampoule^ pour donner issue à la sérosité. Cette ouverture doit être faite avec une grosse aiguille a coudre. On peut piquer différents endroits ; l'épiderme qui forme l'ampoule n'est point sensible. On couvre ensuite la partie malade avec des compresses enduites de cérat, ou d'un mélange à parties égales (Thuile et de jaune d'œuf ; ou bien encore de graisse ou de beurre non salé.
Lorsque la brûlure affecte toute la superficie du corps, on doit, à l'instant même, plonger le malade dans un b^in froide l'y tenir plusieurs beures, pui§ serrer le corps avec des bandes pu des serviettes enduites de cérat ou autres substances, que nous venons de nommer.
Troisième degré. Mêmes moyens que dans les deux précédente* Comme ordinairement dans ce dernier cas il y a de la fièvre, il faut prescrire la diète et les boissons adoucissantes. Les plaies qui se forment, doivent être pansées avec de la charpie sur laquelle on étend beaucoup de cérat, ou avec un mélange d'huile et de jaune d'œuf.
Les engelures consistent en une inflar de la peau qui se déclare en hiver, et qui
DBS ENGELURES.
de l'action alternative du froid et de la chaleur. La partie affectée est gonflée, douloureuse et chaude; il y a aussi picotements et démangeaisons; enûn la couleur de la peau est plus ou moins livide. Les pieds sont le siège le plus ordinaire des engelures, elles affectent plus particulièrement les orteils et le talon. Elles se développent aussi quelquefois au nez, aux oreilles et aux lèvres.
Traitement.
Lorsque les engelures commencent, qu'il n'y a encore ni chaleur, ni douleur, mais seulement un prurit incommode, rien ne convient mieux que d'humecter souvent les parties malades avec de Peau de savon, de l'urine, de la lessive de cendre de sarments, et même de l'eau -de-vie camphrée. Lorsque malgré ces moyens , l'inflammation augmente, il faut couvrir les engelures avec un linge enduit de cérat et les tenir chaudement. Si elles sont ulcérées, on les panse avec du cérat étendu sur de la charpie.