‹ Avant-postes de cavalerie légèreChapitre 141 sur 143 · ASPHYXIE PAR LE FROID · texte numérisé non relu

ASPHYXIE PAR LE FROID

Lorsqu'un individu est soumis pendant long* temps a l'action d'un grand froid, voici ce qu'on observe : les nerfs éprouvent une irritation générale et cjoulopreijse; un frissonnement se répand par tout le corps; celui-ci devient pâle, livide et engourdi ; un sommeil profond survient, et si l'action du froid se prolonge, la vie s'éteint.

Traitement.

1° En transportant l'asphyxié dans un endroit convenable pour lui administrer les soins nécessaires, on enveloppe sou corps d'une couverture et on laisse seulement la tête découverte.

2° On lui ôte ses vêtements, on le couvre avec

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dé là tieigé, oii frôlte toutes les parlieê àvec cette substance, où à sou défaut, aveè tinfc éponge ou un linge trempé dans de l'eau à la glace, puis avec de Pçatl dégourdie, enflh avec de Peau tiède. On dôit réchauffer le corps lentement et par degrés.

3° Si l'on ne peut se procurer ni neige ni glace, on plonge le malade dans un bain d'eau froide que l'on réchauffe doucement eh ajoutait peu à peu de Peau légèrement dégourdie d'abord, puis de Peau moins froide et enfln de l'eau tiède : on fait des aspersions d'eau sur le visage avec les mêmes précautions.

4° On retire ensuite l'asphyxié du bain pour lui faire des frictions avec de l'eau-de-vie, sur la poitrine et sur le ventre en les dirigeant vers les extrémités supérieures et inférieures; pour irriter la plante des pieds, la paume des mains et tout le trajet de Pépine du dos avec une forte brosse en crins. On chatouille les lèvres et l'intérieur des narirtes avec une plume ou quelqu'autre corps léger j on introduit de Pair par les poumons avec le tuyau d'un soufflet, dans une des narines et en soufflant

Sendant que l'on tient Pautre narine fermée ; ou ien on applique sa bouche sur celle du malade et on souffle ; on promène sous le nez des allumettes bien soufrées que l'on allume afin d'irriter Pintérieur de cet organe , ou bien , on fait flairer de Palkali volatil , mais on se gardera bien de laisser long temps sotis le nez le flacon qui le contient.

5° Lorsque le corps commence à se réchauffer, que les membres ne sont plus roides, (on met le malade dans un lit sec non bassiné ; on lui administre un lavement composé de deux tiers d'eali fraîche avec un tiers de vinaigre ; quelques minutes après, on en donne un second préparé avec de Peau froide , trois onces de sel de cuisine et une once et demie de sel d'Epsom (sulfate de magnésie ).

6° Aussitôt que le malade peut avaler , on lui fait boire de l'eau vinaigrée , du bouillon ou de Peau rougie.

7° On ne doit permettre l'usage des aliments solides que plusieurs heures après le rétablissement complet.

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