SECOND SERVANT DE DROITE
D. Comment est porté l'écouvillon sur la pièce.
R. Par un crochet à pointe droite placé à la tête du flasque , et un crochet à fourche placé en arrière du cintre de mire : ce dernier est traversé par une chevillette.
D. Où est placée la flotte à crochet ?
R. Au bout de l'essieu entre le moveu et l'essieu.
D. A quoi sert le sceau ?
R. A contenir l'eau dont on mouille la brosse de 1 ecouvillon pour rafraîchir la pièce , lorsqu'on fait feu , et pour éteindre les parcelles enflammées qui pourraient être restées dans l'âme après une décharge. 11 est suspendu à un crochet nommé crochet'porte-sceau, placé vers le milieu du flasaue droit. H
D. Qu'est-ce que la lance?
R. C'est une cartouche en carton remplie d'une composition d'artifice avec laquelle on met le feu a I etoupille.
320 dbs Ptfc».
D. Qu'est-ce que Vétui à lances ?
R. C'est Téiui dans lequel sont renfermées les lances.
D. De quoi se compose le porte:lances?
R. Du porte-lances proprement dit , dans lequel on ajuste la lance en 1 y serrant par une virole, et d'un manche en bois , taillé en pointe à son extrémité.
P. Qu'est-ce que le boute-feu ?
R. C'est un bâton de deux à trois pieds de long, pointu d'un côté pour pouvoir être fiché en terre, et fendu de l'autre pour recevoir un bout de mèche, dont il est entouré.
Le second servant, équipé d'un étui à lances pendant de droite à gauche , d'un boute-feu et d'un porte-lances, appuyera ces deux derniers sur l'avant-bras gauche, la main gauche les tenant a quatre pouces de l'extrémité, les ongles en dessus, la droite pendant naturellement.
A vos postes.
Se placer à hauteur du cintre de mire , à dixhuit pouces en dehors de la roue , à la position du soldat sans armes, le bras gauche restant ployé l'épaule droite du côté de l'ennemi.
En action.
Faire un demi à- gauche sur le talon gauche, saisir de la main droite le boute-feu, près de la mèche ; se fendre de deux pieds de la jambe gauche , pour planter le boute-feu en arrière et à gauche; se relever sur la jambe droite, et se replacer face à la pièce.
Chargez (i temps 2 mouvements).
1* Se fendre de la jambe droite, en portant le
DBS PIÈCES. S21
talon à la hauteur de la roue: saisir de a main droite les leviers de manœuvre, les ongles en dessus et les tirer jusqu'à ce qu'ils arrasent le flasque gauche; prendre ensuite le sceau avec la main droite, les trois derniers doigts passés sous Panse, l'anneau retenu entre le premier doigt placé à sa droite et en arrière, et le pouce appuyé à gauche et en avant.
2° Enlever le sceau en se relevant sur la jambe gauche; aussitôt que le genou est dégagé de la roue , se fendre de la jambe droite à deux pieds environ ; accrocher le sceau à la flotte à crochet, la position de la main droite restant la même; se relever sur la jambe gauche et assembler du pied droit.
Ecouvtllonnez.
Faire un demi à gauche, prendre la lance avec la main droite, Pavant-bras gauche maintenant Pétui, fermer le couvert, fixer la lance dans le portelance, le saisir de la main droite, les ongles en dessous vers l'extrémité du manche, allumer la lance, retourner la main gauche pour la placer à six pouces de la droite, les ongles aussi en dessous, et tenir le porte-lance incliné de droite à gauche, la lance à quelques pouces de terre.
Refoulez (1 temps î mouvements).
lef. Le pointeur ayant quitté le cintre de mire pour se retirer à son poste, détacher la main gauche du porte-lance, en se fendant de la jambe droite, et la paume de la main gauche appuyant sur le boul.des leviers, les repousser de manière qu'ils dépassent également l'un et l'autre flasque; se relever sur la jambe gauche et assembler du pied droit.
aS2 DBS PïtCIS.
2e. An signal do pointeur, conduire 1» lance à la lumière en la faisant passer près de terre, torcher avec la flamme la mèche de Péioupille,le bras droit tendu et élevé, les ongles es dessus ; dès qu'elle a pris feu, retirer la lanee en P inclinant vers la terre et ramenant vivement la main à gauche; replacer la main gauche connue au commandement écouvillonnez.
A vos postes (1 temps 3 mouvements).
1er. Retourner la main gauche pour saisir le porte-lance, les ongles en dessus, l'abandonner de la mai» droite, se fendre de la jambe gauche; couper, en se baissant, la lance à un demi-pouce de la flamme, reprendre ie boute-feu de la main gauche, se relever sur la jambe droite, assembler du pied gauche, appuyer sur le bras gauche le boutefeu et le porte-lance, en revenant, par un demi à droite, face à la pièce*
2*. Porter le pied droit à deux pieds vrers le moyeu, saisir, en se baissant, le sceau avec la main droite, l'anneau retenu entre le premier doigt et le pouce.
3ê. Se relever sur la jambe gauche pour pouvoir porter le pied droit, le talon à hauteur de la roue, placer le sceau au crochet-porte-sceau, se relever sur la jambe gauche, assembler du pied droit, et rester immobile.
D. En guerre, fait-on tous les commandements indiqués ci-dessus 1
R. Non; mais seulement, à vos postes, en action, chargez. A ce dernier commandemant, on exécute la charge à volonté, mais en ayant soin de passer par tous les temps importants. On he raccroche le sceau que lorsqu'on change de posi-
D. Pourquoi les deux premiers servants se
fendent-ils en arrière lorsque la pièce m faire
feu ?
R. C'est pour éviter les dangers qu'ils pourraient courir, et mettre à Pabri leur ouïe de la forte pression que la décharge imprime à la colonne d'air qui est devant la pièce.
D. Pourquoi lté sacs à munitions sont-ils recouverts ?
R. Pour empêcher les accidents qui pourraient résulter de la communication du feu aux munitions.
%D. Pourquoi le pointeur appuie-t-il fortement le pouce sur la lumière, pendant tout le temps de la charge ?
R. C'est pour la boucher hermétiquement afin" que Pair ne circule pas dans la pièce , et éviter, ainsi qu'il excite le feu que quelques parcelles restées dans l'âme après la décharge précédente auraient pu y conserver, ee feu en se communiquant à la charge nouvelle pouvant causer les plus graves accidents.
D. Pourquoi les servants s' éloignent ils à dixhuit pouces en dehors des roues ? Pourquoi les pointeurs ne restent-ils pas derrière la pièce , lorsqu'elle fait feu?.
R- Parce que la décharge imprime à la pièce un recul violent qui blesserait grièvement ceux qui auraient l'imprudence de rester dans sa direction.
D. Pourquoi le second servant de droite retour- W-l-ii la main, les ongles en dessus, pour mettre le feu ?
Parce que si la mèche prenait trop vite , et que le coup partît lorsque la lance se trouverait encore au-dessus de la lumière , il serait à craindre que l'explosion, qui se fait toujours par cette issue, ne chassât violamment la lance et ne blessât Je semât > tandis qu'avec les ongles en dessus , si
cet aècidedt arrivait , la lance s'échapperait de sa
main sans le blesser. , D. Qui est-ce qui juge de la portée des coups ? R. L'officier ou sous -officier commandant la
pièce.
D. Où te place- t-il pour cela ? # R. Du côté opposé au vent , pour que la fumée de la pièce ne l'empêche pas de voir.
D. Pourquoi le pointeur ne se porle-t-il pas aussi de côté pour juger où le boulet a frappé ?
R. C'est ce qu'il fait en guerre, lorsque les décharges ne doivent pas être trop promptes et que les pièces sont séparées. . . , ,
D. Quand le recul a imprime a la pièce une forte retraite , ne la ramène-t-on pas sur le terrain qu'elle vient d'abandonner f R. Oui } et pour cela les servants poussent aux
roues.