COLIQUES
Elles sont très fréquentes chez le cheval de troupe* et sont le plus souvent occasionnées par le trop de nourriture, ou par l'eau froide introduite dans l'estomac dépourvu d'aliments ; elles se reconnaissent à un malaise général ; le cheval cesse de manger, se couche, se relève, regarde son flanc, et se campe pour uriner.
Traitement.
La première chose à faire, c'est de connaître h cause qui les a produites ; si c'est une indigestion, il faut supprimer toute nourriture au cheval, le faire promener au pas, et en rentrant le bien faire bouchonner sous le ventre, administrer quellavements d'eau de son, puis une décoction de camomille èthérée faite avec vingt gouttes d'éther, qui suffisent pour un breuvage. Si elle est produite par de l'eau froide introduite dans l'estomac, il faut ranimer ta transpiration, et on y parvient par le bouchonnèrent, et les breuvages de vin chaud composés d'une bouteille de vin avec quatre onces de miel par breuvage ; quelquefois ces coliques font des progrès rapides; le cheval se tourmente beaucoup, et elles deviennent inflammatoires j ce degré de la maladie se reconnaît aux mouvements désordonnés de l'animal, et à la coloration en jaune de la conjonctive (membrane qui tapisse l'intérieur des paupières et enveloppe l'œil)> alors il faut s'empresser de saigner avec abondance, et d'administrer des breuvages ainsi que des lavements émollients; les décoctions de son remplacent celles de mauves ou de graines de lin, dans le cas où l'on ne pourrait pas trouver de quoi composer celle-ci»
COLIQUE STKRCORALE.
Elle est produite par un amas d'aliments gui orme une espèce de pelote , bouche le canal inestinal, et empêche les excréments de passer ; îette colique est toujours très dangereuse et dure juelquefois huit jours; le cheval qui en est affecté levient triste, ne mange plus , regarde son flanc, >e relève, se couche, mais ne se débat pas comme lans les autres coliques ; il a le flanc tendu, et ne se vide pas malgré les lavements qu'on lui donne.
Traitement.
Il faut supprimer toute nourriture au cheval ; le faire promener des heures entières, en rentrant le faire fortement bouchonner sous le ventre, lui donner des lavements, et si ces moyens ne suffisent pas, le faire vider, pratiquer une légère saignée, donner des breuvages de décoction de graines de lin, d'huile d'olive préparée avec deux onces de graines de lin et un verre d'huile dans trois pintes d'eau. L'huile n'est ajoutée que lorsque la décoction est faite; faire boire tiède. Si lescoli» ques continuent, renouveler la saignée et administrer une once ù'aloés en poudre dans une demi-*bouteille de vin, ces moyens réussissent presque toujours.
COLIQUES CYSTIQUES.
Elles sont occasionnées par une inflammation de la vessie, toujours très dangereuse, et plus con^ mune au cheval qu'à la jument. Elles se recon naissent aux efforts que fait le cheval pour wnaer sans pouvoir y parvenir.
Traitement.
Supprimer au cheval toute nourriture, le bien faire bouchonner, administrer des lavements d'eau de son, des breuvages émollients nitrés, préparés avec un gros de nitre dans deux pintes de décoction émolliente; pratiquer une saignée ; si la colique continue, que le cheval n'urine pas, il faut introduire sa main dans le rectum et comprimer légèrement la vessie de devant en arrière: ce moyen fait effectuer l'évacuation de Purine, mais il demande de grandes précautions ; il faut se couper les ongles, et s'huiler le bras*