I. ABBÉ, l<î regardant en riaDt
Au fait... c'est vrai... cela le regarde... ça L'inté en un sens.
LE PRINCE
Voyons, l'abbé... voyons... qu'est-ce qui te t nui -
L'ABBÉ, amenant le prince au bord du théâtre.
11 est impossible que Maurice de Saxe, qui est si gala et si à la mode, n'ait pas au moins un amour d cœur?
LE PRINCE, riant.
Eh bien! qu'est-ce que cela te fait à toi, l'abbé?
l'abbé.
Cela me fait... que pour des raisons inutiles à vr.u expliquer... des raisons personnelles, de la plus importance... je tiendrais à savoir quelle est sa pas actuelle... la beauté régnante...
LE PRINCE, avec bonhomie.
Je te saurai cela !
l'abbé.
Vous!
LE PRINCE
Moi ! dès ce soir...
l'ai
Allons donc... ce serait trop original!
L B PRIH
Veux-tu parier deux cents lou i cher! mais cela vaut ça... pour la rai
Au prince qui fient de i Que faites -VOUS
LE l'IUNi.i', k un domestique qui parait.
Mes chevaux... Aiabbé. Veux-tu venir ce soir av< à la Comédie-Française?... la Lecouvrcur el la le jouent dans lldj'izrt.
l'abbé.
Volontiers... Mais qu'est-ce que cela fait à notre afaire?...
LE PBINCE.
La Duclos connaît le nom que tu veux savoir...
l'abbé.
En vérité!...
le prince.
L'autre soir, au moment où j'entrais dans sa loge, on
•arlait de Maurice de Saxe, et la Duclos disait en riant :
Je connais une grande dame qu'il adore... » Elle s'est
rrêtée en me voyant... Mais tu sens bien que si je le lui
emande... elle n'a rieu à me refuser... Elle me le dira
[ q confidence... je te le dirai en secret...
l'abbé.
Etc'est par vous que je l'apprendrai ! .. . C'est impayable. . .
LE PRINCE, riant.
Impayable? non pas... tu me paieras les deux cents | mis du pari... Vivent les abbés! Vivent les savants ! Donnons-nous la main !
LE PRINCE
Et à la Comédie-Française !
(Ils sortent ensemble en se donnant la nia n.
IS
iài COMEDIES ET DRAMES.