M» H 1 EN N I
Du sultan Amur Sortez : Que le -
Non. Ce n'est pas Cela ! (Kssayant une autre manière.)
Sortez! que le sérail soit désormais fermé; Et que tout rentre ici dans l'ordre accoutumé!
L ABBÉ, qui s'approche d'elle.
Superbe !
AD RIEN NE
Monsieur l'abbé de Ghazeuil !
LE PRINCE
Éblouissant!
MADEMOISELLE JOUVENOÏ.
Vous voulez parler des diamants !
LE PRINCE
Ceux de la reine! fort beaux en effet ! Quand mademoiselle Lecouvreur voudra s'en défaire, je lui en ai déjà
Offert Soixante mille livres ! (Mll« Jouvenot et Ml,« Dangeville remontent vers la cheminée qui est au fond du théâtre. — A Adrieune.) VOUS
étudiez do-nc toujours? que cherchez-vous encore ?
ADRIEN NE
La vérité.
L'ABBÉ, regardant Quinault.
Mais vous avez eu des leçons des premiers maîtres.
MICHONNET, à Quinault, qui veut sortir.
Restez donc, monsieur Quinault: on ne commence pas encore.
L ABBE, à Ad tienne .
Pour le rôle de Uoxane, par exemple !
ad ri en ni:.
Eh! mon Dieu, non, par malheur! (Apercevant Michonnet.) Je me trompe, j'allais être ingrate en disant que je n'avais pas eu de maître. Il est un homme de cœur, un ami sincère et difficile, dont les conseils m'ont toujours guidée, dont l'affection m'a toujours soutenue... (Passant près
chonnet, à qui elle tend la main.) lui ! et je ne SUÎS SÛre dll
260 COMEDIES E'J DRAM]
succès que quand je lui ai entendu dire : C'est cela! bien cela !
M I C II O N N E T. ;t moitié pleurant.
Ah ! Adrienne ! vois-tu ? ce trait-là... j'étouffe :
L ABBÉ, qui est passé près de Michonnet, à l'extrême droite du ti ■
Mais, monsieur Michonnet, dites-moi comment, qui donnez de si bons conseils, vous êtes...
MICHONNET.
Comment je suis si mauvais, n'est-ce pas, mons rabbé?je mêle suis souvent demandé. Cela tienl crois, à ce que je ne suis pas sociétaire, i. 'avertisseur.
Messieurs et mesdames, le premier acte va comm cer !
QU I N A DLT, au fond.
Et ces dames, qui ne sont pas prêtes !
A llRIE.NNE, traversant le théâtre et passant près île la glace à g4^^|
Je le suis.
MADEMOl SELLE DANG l : V l l.l. i:, radeacandjut,
El moi aussi, quoique je ne joue que dans In pièce !
QUIVAULT.
Mais mademoiselle Duel»
MIC lit) \ N 11.
Il y a un quart d'heure que je suis entré dans sa l«»^e. où elle écrivait... tout habillée.
i.i: PRl n Ah ! «'lit' rciivait !
M \ DEMOISELLE DANG K vil. LE.
En COStume ! (A labbe. qui lui pari. I':
garde, l'abbé, ?ous chiffonnez le m
Mit lin \ N I. | .
11 fallait que ce tïit un.' épttre bien pressé*
ADRIEXNE LECOUVREUR. 2G1
MADEMOISELLE DANGEVILLE, regardant le prince.
Ou qu'on attendit avec bien de l'impatience.
LE PRINCE
Qu'est-ce que cela signifie?...
MADEMOISELLE JOUVENOT, à demi-voix, au prince de Bouillon.
Je vais vous le dire... La femme de chambre de mademoiselle Duclos...
LE PRINCE, souriant.
Pénélope?
MADEMOISELLE JOUVENOT.
Prétendait tout à l'heure, en montrant unelettre, qu'elle avait là un petit billet que monsieur le prince paierait bien cher.
LE PRINCE
Moi ! le payer !
MADEMOISELLE JOUVENOT.
Ce qui donnerait à penser qu'il n'était pas pour vous I Après cela, c'est une supposition... parce que chez nous, en fait d'infidélités... on suppose volontiers... on bavarde, m cause, on invente, et presque toujours cela se trouve vrai.
POISSON, qui est assis près de la table, adroite.
Le hasard !...
LE PRINCE, vivement et à part.
0 ciel ! je cours interroger Pénélope. (Bas à rabbé.) Je vais, l'abbé, m'occuper de notre affaire...
l'abbé.
A merveille... Où vous retrouverai-je ?
LE PRINCE
Ici... après le troisième acte.
C'est convenu.
262 COMEDIES ET DRAM]
MICHONNET.
Allons, mademoiselle Jouvenot, allons, monsi nault!
(Les dames sortent par la porte à gauche <)ui est celle d ; OUINAl" LT, que Michonnet presse toujours. Me Voici... me VOici !... (Rencontrant l'abbé à la
Après vous, monsieur l'abbé.
LfABBÉ.
Après Votre Excellence turque !
(Tous les deux sortent par la porte à ga I. K 1' H 1 N G E, à part et se dirigeant vers la porte à droite
Je me suis toujours défié de cette petite Pénélo rien que ce nom-là, au théâtre, devait porter malheur.
Il sort pur la porte