LOUIS H
11 aurait consenti un des articles du traité.
LE PRINCE
Comment, il y a un second article?
LOUISE
Il y en a même un troisième. Mais allons par ordre. Le prince vient de faire abattre quelques arpents de bois près d'ici. Il en donnera un quart aux pauvres de la commune.
LE PRINCE, à part.
Refusons net. aiaut.) C'est impossible, madame, vous abusez... on ne se fait pas justice soi-même... le prince croirait que vous voulez vous jouer...
LOUIS!
J'honore le titre et le rang de Son Altesse, mais le prince s'est conduit indélicatement, (peste du prince) oui, monsieur, indélicatement, en entrant chez moi malgré moi. La réparation que je demande, égale à peine la dépense d'une de ses chasses, et on ne se sera pas joué du prince, parce qu'une fois dans sa vie, par hasard, par force, si vous voulez, au lieu de tuer un cerf, il aura soulagé deux cents malheureux.
LE PRINCE, à part.
11 vaut mieux recevoir cette leçon moi-même que par
délégué. Haut; .l'ai peut-être été un peu loin... Mai? voici prêt à consentir à tout.
LOUISK.
On m'avait bien dit que la colère des ambas était encore un moyen de conciliation.
LE PRINCE. Il s'approche de la table, et se prépare à écrire.
Dictez, madame.
LOUISE
Allons, il faut supprimer le troisième article en faveur de tant de bonne grâce..
LE PRINCE, lui remettant le papier.
Je crois que rien n'y manque, pas même la signal
LOUISE, lisant.
Oue vois-je?... le prince!...
LE PRINCE
Me pardonnerez-vous cet incognito, madame?
LOL'l>K.
C'est presque une trahison, monseigneur... et ce que je VOUS ai dit...
L E PRIB
Est la vérité!... Il y a de l'avantage à l'entendre, surtout de votre bouche.
LOI tSE.
Il y a, du moins, beaucoup <!«• bon goût à l'écouter
ainsi.