‹ Avec préface (volume 3)Chapitre 214 sur 214 · SCÈNE V MAURICE, ADRIENNE, MICHONNET · texte numérisé non relu

SCÈNE V MAURICE, ADRIENNE, MICHONNET

MICHONNET, «Mit! ant vivement.

qu'on m'a dit est-il vrai ? Adrienne en d ■■■■-

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Adrienne se menti '.

MICHONNET, approchant !-■ fauteuil «1»' ili>>it<\ qu'il place nu mil théâtre, i-t nu* lequel Mann Idrienaa fc n

Non .. non... «'11«' respii i !... toul

pas perdu...

otn re les veux !

ADRIENNE

Ah! quelles souffrances!... Qui donc est près de moi?...

(Avec joie. Maurice ! (Se retournant et voyant Michonnet.) Et VOUS

aussi!... dès que je souffrais, vous deviez être là... Ce n'est plus ma tête, c'est ma poitrine, qui est brûlante... j'ai là comme un brasier... comme un feu dévorant qui me consume...

M l C II 0 N N E T, «adressant à Maurice.

Mais tout me prouve... ne voyez-vous pas comme moi les traces du poison... d'un poison actif et terrible...

MAURICE

Quoi!... tu pourrais soupçonner...

MICRON NET, avec fureur.

Je soupçonne tout le inonde... et cette rivale... cette grande dame !...

MAURICE, poussant un cri d'effroi.

Tais-toi!... tais-toi!...

ADRIENNE

Ah! le mal redouble... Vous qui m'aimez tant, sauvezmoi, secourez-moi... Je ne veux pas mourir!... Tantôt j'eusse imploré la mort comme un bienfait... j'étais si malheureuse !... mais à présent je ne veux pas mourir... Il m'aime !... il m'a nommée sa femme !

MICHONNET, étonné.

Sa femme !

ADRIENNE

Mon Dieu ! exaucez-moi!... mon Dieu! laissez-moi vivre... quelques jours encore... quelques jours près de lui... Je suis si jeune, et la vie s'ouvrait pour moi si belle !

MAURICE

Ah ! c'est affreux !

ADRIENNE

La vie ! ... la vie !.. . Vains efforts ! . . . vaine prière ! . . . mes

jours sont comptés!... je sens les forces et l'existence qui m'échappent!... (a Maurice.) Ne me quitte pas... bientôt mes yeux ne te verront plus... bientôt ma main De pourra plus presser la tienne!...

MAURICE

Adricnne!... Adrienne!...

ADRIENNE

0 triomphes du théâtre! mon cœur ne battra plus de vos ardentes émotions!... Et vous, longues études d'un art que j'aimais tant, rien ne restera de vous après moi... (Avec douleur.) Rien ne nous survit à nous autres... rien que le souvenir... (A ceux qui rentoureut.) le vôtre, n'est-ce pas Adieu, Maurice... adieu, mes deux amis!...

MIC H ON NET, avec désespoir et tombant à ses pieds.

Morte... morte!...

0 noble et généreuse fille ! si jamais quelque gloire s'attache à mes jours, c'est à toi que j'en ferai homm et toujours unis, môrae après la mort, le nom de Maurice de Saxe ne se séparera jamais de celui d' Adrienne!

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