Edith, madame Tavernier, la comtesse
MADAME TAVERNIER
Par nécessité. Pauvre et chargé alors de famille, il la confia à la tendresse d*une vieille parente, établie à New- York comme maîtresse de pension. Suzanne y reçut une éducation solide, et en rapporta une àme forte et habituée à une vie de travail et au gouvernement d'elle-môme.
LA COMTESSE, gaiement.
Une pelile Yankee, onfin!... Nrip t/ourself! GotniiU- mu
toi!... (Edith remonte.)
MADAME TAVERNIER
Oui; mais cela, sans raideur, sans effort, fraioment, naïvement!... Nos filles sont naïves par ignorance. Elle l'est, elle, par droiture *. Edith l'appelle miss Suzanne; je l'appelle, moi, miss Sinccref... C'est une ingénue de vingt ans! Et elle traverse la rude existence de maîtresse au cachet, comme elle a franchi les douze cents lieues qui nous séparent de New-York, allant toujours droit devant elle, et ouvrant sur tout et sur tous ses grands yeux limpides, comme pour dire : « Ohl regardez! regardez! il n'y a rien de caché là dedans!... »
EDITH
La voici! ^Courant à elle et lembrassant.) BonjOUf, ChèrC misS