‹ Avec préfaceChapitre 137 sur 196 · La comtesse, Joseph, Laurence, Villeneuve · texte numérisé non relu

La comtesse, Joseph, Laurence, Villeneuve

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VILLENEUVE

J'ai fait de mon mieux !

LAURENCE, lorgnant partout.

C'est que je vous avertis que je suis fort difficile.

VILLENEUVE

Les artistes aiment à placer leurs œuvres chez les connaisseurs.

LA «:OMTESSE, n part, rii.r.n.int toujours a ia voir.

Est-ce bien ell«; ?

LAURENCE, lorgnant et regardant partout, »'t prenant un couteau à papier sculpté, sur la table.

Joli petit bibelot ! (Tout en le rejçardant.) Et qUCl CSt IC priX

de votre bahut?

VILLENEUVE

(juinze cents francs!...

LAURENCE, remontant.

Huinze cents francs!... quinze cents francs!... cela veut dire ?

VILLENEUVE, froidement.

Cela veut dire quinze cents francs, madame! (a part.) Où donc ai-je vu cette figure-là ?

LAURENCE, aperçoit la carte de Paul de Brignoles que ViUene\ive a remise à la glace.

Ah! maisjesuisen pays de connaissance, moi... Je vois là une carte... M. de Brignoles achète aussi chez vous... ?

LA COMTESSE, à part.

Elle connaît mon fils !

VILLENEUVE, à Laurence.

Non, madame !

LAURENCE

Eh ! mais tant pis pour vous !... (Avec un sourire.) Il paraît que... il s'entend en... en jolies choses, M. de Brignoles...

LA COMTKSSE, k part.

Il paraît!... Ce n'est pas elle!

LA U PtEN C K, qui regarde, lorgne partout et touche à tout, apercevant un cadre sur un panneau.

Oh ! le délicieux petit cadre ! Et la photographie qu'il renferme donc!... (a vuieneuve.) C'est un portrait?

VILLENEUVE

Celui de ma fille I

LAURENCE

Eh bien, vos meubles ne sont pas ce qu'il y a de plus joli chez vous, monsieur I Voyez-vous souvent M. de Brignoles ?

VILLENEUVE

Je ne l'ai jamais vu.

LAURENCE

Ah!...

VILLENEUVE

Mais si vous voulez regarder ce bahut, madame ?...

LAURENCE

Très volontiers...

JOSEPH

Je vous montre la route... (Il la conduit vers latelier, k droite.)

Madame... (Laurence entre dans l'atelier, suivie de Joseph.)

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