La comtesse, Joseph, Laurence, Villeneuve
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VILLENEUVE
J'ai fait de mon mieux !
LAURENCE, lorgnant partout.
C'est que je vous avertis que je suis fort difficile.
VILLENEUVE
Les artistes aiment à placer leurs œuvres chez les connaisseurs.
LA «:OMTESSE, n part, rii.r.n.int toujours a ia voir.
Est-ce bien ell«; ?
LAURENCE, lorgnant et regardant partout, »'t prenant un couteau à papier sculpté, sur la table.
Joli petit bibelot ! (Tout en le rejçardant.) Et qUCl CSt IC priX
de votre bahut?
VILLENEUVE
(juinze cents francs!...
LAURENCE, remontant.
Huinze cents francs!... quinze cents francs!... cela veut dire ?
VILLENEUVE, froidement.
Cela veut dire quinze cents francs, madame! (a part.) Où donc ai-je vu cette figure-là ?
LAURENCE, aperçoit la carte de Paul de Brignoles que ViUene\ive a remise à la glace.
Ah! maisjesuisen pays de connaissance, moi... Je vois là une carte... M. de Brignoles achète aussi chez vous... ?
LA COMTESSE, à part.
Elle connaît mon fils !
VILLENEUVE, à Laurence.
Non, madame !
LAURENCE
Eh ! mais tant pis pour vous !... (Avec un sourire.) Il paraît que... il s'entend en... en jolies choses, M. de Brignoles...
LA COMTKSSE, k part.
Il paraît!... Ce n'est pas elle!
LA U PtEN C K, qui regarde, lorgne partout et touche à tout, apercevant un cadre sur un panneau.
Oh ! le délicieux petit cadre ! Et la photographie qu'il renferme donc!... (a vuieneuve.) C'est un portrait?
VILLENEUVE
Celui de ma fille I
LAURENCE
Eh bien, vos meubles ne sont pas ce qu'il y a de plus joli chez vous, monsieur I Voyez-vous souvent M. de Brignoles ?
VILLENEUVE
Je ne l'ai jamais vu.
LAURENCE
Ah!...
VILLENEUVE
Mais si vous voulez regarder ce bahut, madame ?...
LAURENCE
Très volontiers...
JOSEPH
Je vous montre la route... (Il la conduit vers latelier, k droite.)
Madame... (Laurence entre dans l'atelier, suivie de Joseph.)