SCENE II VILLENEUVE, JOSEPH
JOSE PU, avec joie.
Grande nouvelle!...
VILLENEUVE
Quel air de triomphe !...
JOSKPll.
Je le crois bien ! Sachez d'abord que votre cheminée qui est exposée en bas, produit un offol!... il vient un monde pour la voir!... Enfin, sav«'/-voiis la nouvelle? madame de Brignoles... ?
Madame d- iMi^^iioles!
JOSEPH
N'esl-elle pas la providence de cette maison? C'est elle qui vous a fait donner vos beaux travaux i\ l'Hôtel de Ville 1 Eh bien, elle m'annonce que je suis nommé, à l'École de dessin, maître adjoint.
V I L L E N E U V E, avec un cri de joie.
Toi?... Oh! qiipl In.nheur!... Tu vas enfin oser le déclarer...
JOSEI'U.
Oui.
VILLENEUVE
Tu faisais certainement le plus étrange amoureux que j'aie jnmai>i vu !
JOSEPH, troubl.-.
Comment?
VILLKNEL VE.
Osant à peine regarder Suzanne, n'osant pas lui parler... ne te confiant pas même à moi !... Car il a fallu que je devine tout 1...
JOSEPH
Il est vrai !... Je n'osais pas dire ce que j'avais dans le cœur I...
VILLENEUVE
Par délicatesse!... je le comprends maintenant!... parce que tu ne te trouvais pas digne d'elle!... Mais, aujourd'hui que te voilà attaché à une belle école d'art...
JOSEPH, avec eirort.
Kh bien! oui!... Maintenant, je parlerai'.... Mais...
VILLENEUVE
De quoi as-tu peur?... Est-ce que tu serais jaloux?...
JOSEPH
Jaloux!...
VILLENEUVE, Tobservant.
Ce serait bien absurde... mais... qui dit jaloux, dit insensé... Jaloux de M. de Brignoles?...
JOSEPH
Ah ! par exemple!...
VILLENEUVE
N'est-ce pas?... (a part.) Le vieux Jemmetel est fou !