LI.O.M h
Par exemple, ils ont oublié de. garder la porte des écuries et remises qui donnent sur la campagne.
LA COMTESSE, souriant.
Tu crois!... Je reconnais bien là M. de Montrichard...
LÉONIB.
Vous en doutez... ma tante? (I>a conduisant vers la porte à
gauche qui est restée ouverte.) Par la croiséc dc ccttc cliambrc qui donne sur la grande route, regardez... pas un seul
soldat !
LA COMTESSi:.
Non! mais à vingt pas plus loin, ne vois-tu pas le bouquet du bois?... 11 doit y avoir là une embuscade.
LÉONIE
Gomment supposer... (l'oussant un cri.) ^ ! mon Dieu ! j'ai
VU au-dessus d'un buisson le chapeau galonné d'un gendarme...
Quand je te le disais...
• LÉONIE
Ah! je comprends!... on voulait l'engager à fuir de ce côté...
LA COMTESSE
Pour mieux le saisir... précisément... Merci, monsieur le baron; le moyen est bon, et il pourra nous servir!
LÉONIE
Gomment?
LA COMTESSE
Fie-toi à moi... J'entends M. de Grignon... va dire à Jean, le palefrenier, de mettre les chevaux à la calèche...
LÉONIE
Mais, ma tante...
LA COMTESSE
Va, ma fille, va ! (r^éonie sort par la porte de gauche.)
SGÈNE II
LA COMTESSE, DE GRIGNON, entrant mystérieusement sur la pointe des pieds.
DE GRIGNON
Me voici, madame, fidèle au rendez-vous que vous
m'avez donné!... (Il va prendre une chaise.)
LA COMTESSE, avec amabilité.
Je vous attendais....
DE GRIGNON, avec joie.
Vous m'attendiez!...