‹ Avenir Éloigné de la Tuberculose PulmonaireChapitre 12 sur 119 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

EXPOSÉ SUCCINCOT DE RÉSULTATS ÉLOIGNÉS, RELEVÉS DANS DIVERSES STATISTIQUES FRANÇAISES ET ÉTRANGÈRES.

Notre premier soin, lorsque les enquêtes concernant les anciens malades touchèrent à leur fin, fut d'écrire aux médecins directeurs de Sanatoriums. : :

Leurs très obligeantes réponses, jointes aux publications envoyées, nous valent une grande partie des renseignements qui vont suivre.

A titre purement documentaire, qu’il nous soit permis tout d'abord, de citer différents passages de lettres reçues :ilstraduisent, mieux que tout ce que nous pourrions dire, les difficultés, les hésitations, parfois même les doutes que ne manquent pas de susciter, en médecine, toutes recherches statistiques.

Jé vous envoie le seul travail que j’ai publié sur les résultats éloignés de ma pratique des sanatoriums. Je n’ai pas osé en faire une statistique à cause du grand nombre de résultats inconnus.

J'avais commencé autrefois la statistique dont vous me parlez, mais n’ai pu la continuer. Malgré l'insistance que j’ai mise auprès de certains malades, j’ai perdu contact avec près de 60 p. 100 des pensionnaires passés au sanatorium. Pour un motif que j'ignore, mais où perce le plus souvent une question de dignité, les anciens pensionnaires n'aiment pas qu’on leur rappelle leur passage au sanatorium.

Si en regard des nombreux introuvables ou muets, je considère les frais et la perte de temps inutiles, je dois avouer que ces sortes d'enquêtes me paraissent peu engageantes. J'y viendrai tout de même peut-être, car j'en conçois aussi l’utilité et l’intérêt.

FTP GORE

Nous ne possédons pas de statistiques du genre de celles qui vous intéressent. Du reste, que prouveraient-elles, sinon que la moitié environ de nos malades nous arrivent incurables! Il n’en va pas de même, évidemment, pour les établissements populaires ; le recrutement y étant infiniment meilleur, les statistiques peuvent donner une idée plus juste de la valeur thérapeutique du sanatorium. — Je pense que, dans votre travail, vous tiendrez compte de cette distinction. Il y aurait un rapprochement à faire (qui ne nanquerait pas d’intérêt ni de pittoresque) entre les tuberculeux pauvres et les tuberculeux riches : les premiers soignés plus précocement, mais pendant un temps habituellement trop court, les seconds pouvant prolonger indéfiniment leur cure, mais n’arrivant trop souvent au sanatorium qu'après de fâcheuses périgrinations. — En somme, sans vouloir cultiver le paradoxe, on peut dire que ni le sanatorium populaire, ni le sanatorium payant ne peuvent permettre d'apprécier exactement l'efficacité du traitement sanatorial au moins par l’établissement de statistiques.

. Nous croyons en second lieu intéressant de rassembler, en les condensant, les différents documents statistiques que nous avons pu recueillir.

Nous avons dû nous contenter d’en citer ou d’en extraire les chiffres principaux. Chercher à en donner un compte rendu complet eût été, en effet, aboutir à leur exposé intégral.

Pour le détail, nous n'avons d’autres ressources que de renvoyer aux publications originales qui font l’objet de la bibliographie spéciale de notre travail.

Classification par degrés, classification d’après la capacité de travail, classifications diverses, classification d’après la constatation du bacille de Koch, telles sont les divisions que nous avons établies.

Certaines statistiques employant l’une et léntré de ces classifications, l’ordre de groupement que nous avons suivi paraîtra peutreire tant soit peu arbitraire : nous nous en excusons.

Il n’a, avant tout, pour je qe de rompre la monotonie d’une simple énumération.

1. — Statistiques utilisant dans le détail de ja classification, la division en trois degrés.

1. — Notes extraites du cours inaugural fait à Berne, par le D' Fritz Walther, en juin 1904.

Résultats éloignés calculés après cinq ans :

Tuberculeux AUMLeLTeSTÉ EE 22 décès Sur 1 000 —— LE DO RENE Re 342 == 1 000

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