‹ Avenir Éloigné de la Tuberculose PulmonaireChapitre 40 sur 119 · AGEN SE · texte numérisé non relu

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qui correspond peut-être au minimum qu’atteindrait un individu sain mis au régime des tuberculeux! Ce chiffre n’a, en tout cas, qu’une valeur fictive, vu la façon dont il nous a été fourmi, c’està-dire par des moyennes. Nous le signalons, sous toute réserve, car il ne paraît exister, sur ce point, aucune donnée formelle : on s’en rend parfaitement compte en parcourant isolément chaque observation.

En résumé, il résulte de ces constatations que, si l’on est en droit d’augurer mal d’une perte de poids ou même d’un poids stationnaire, au cours d’une cure hygiéno-diététique, le fait de reprendre des kilos n’a, lui-même, qu’une portée restreinte dans le pronostic. L'augmentation de poids ne représente, à elle seule, qu'un complément de renseignements. Elle ne peut pas être séparée des indications plus précises fournies par les autres symptômes.

Ceci nous a conduit, en terminant, à rechercher, parmi ces symptômes, celui qui paraissait avoir le rapport le plus direct avec l’augmentation ou la perte de poids. Ici encore, se retrouve, à la base, la persistance plus ou moins soutenue des expectorations bacillifères.

Nous condensons ces résultats d’après la classification définie, p. 21 (voir tableau au recto de cette page).

En tablant sur la totalité des observations, nous notons que la proportion des tuberculeux qui maigrissent ou restent stationnaires, est de 46 p. 100 parmi les bacillaires constants, contre 13 à 14 p. 100, seulement, parmi les bacillaires intermittents et les bacillaires de signature.

V. Les professions. — La question du recrutement des tuberculeux a, comme on le sait, une grosse importance. Nombreux

sont les auteurs qui ont montré que la lutte contre l'infection

bacillaire n'offre pas les mêmes difficultés selon qu’elle intéresse

les milieux aisés ou les milieux populaires. |

Des travaux récents ont prouvé, en outre, que, dans certains cas, la conduite du traitement pouvait varier suivant la situation sociale de l'individu tuberculeux.

Nous avons déjà eu l’occasion de dire que Le malades qui composaient cette statistique étaient, pour la plupart, des ouvriers, employés ou He des classes inodestes.-#. 0e

HS CAN

Voici, à propos des professions, quelques précisions :

Nous notons que 90 p. 100 des malades, suivis de 1903 à 1913, représentent des sujets qui, à l’époque de leur séjour au sanatorium, ne pouvaient vivre que de leur travail et étaient incapables d'assurer, par eux-mêmes, les frais d’une cure prolongée : ouvriers, artisans, employés, domestiques, petits cultivateurs ou commerçants, se trouvant aussi dans la nécessité de reprendre leur travail à la sortie du sanatorium.

Environ 10 p. 100 seulement des pensionnaires de cette époque pouvaient subvenir à leurs frais d'entretien. (Le prix de journée au sanatorium oscillait alors entre 4 et 5 francs!) Cette faible proportion comprend les malades jouissant d’une petite aisance, des négociants à leur compte, des étudiants, quelques avocats, médecins, artistes ou professeurs de lycée.

C'était avant la guerre...

On sait, depuis, ce que sont devenues-les conditions d’existence et dans quelles situations, souvent difficiles, se trouvent les tuberculeux sans revenus.

Nous donnons ci-dessous la proportion des malades, succintement répartis, en tenant compte des professions :

Employés de bureaux, de banques, de magasins . . . 34 p. 100 OUEN AETS OUNTICES FATUISANS LE ri EM er 6 ee Employés de chemins de fer. 16 Professions libérales. . . PS ON eye 7 . Domestiques, gens de maisons . : . . . . . 6 Petits commerçants. . . . PR AS MA EN 5 Cultivateurs, ouvriers agricoles . Le RE GTA Non E 3. — Négociants à leur compte . . . DRE RE ES 2 Malades aisés sans profession. 1 172 LE 1

Parmi les employés et les ouvriers, nous relevons, d’une part, une assez forte proportion de dessinateurs industriels et de vendeurs dans les grands magasins, de l’autre, un nombre relativement élevé de typographes et de relieurs.

VI. Proportion de décès aux différentes époques de l’année. — Nous avons trouvé dans deux auteurs, les docteurs Laura Turnau et Fritz Walther, des documents sur le même sujet.

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