‹ Aventures d'Alphonse DoriaChapitre 200 sur 232 · LIVRE III, CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

LIVRE III, CHAPITRE XI

nous étions décidés à accepter une rémunération si considérable.

La veille du jour où il rendit le dernier soupir, il avait dicté à un notaire ses dernières volontés, et comme il ne se connaissait plus aucun parent, il avait divisé son bien en quatre parts; la première, pour la caisse du comité royaliste dont il était membre ( il est bien entendu que ce legs était exprimé de manière à en déguiser la destination et à ne compromettre aucun de ses collègues); la seconde, pour son confesseur qui était en même temps curé de sa paroisse , et qu'il chargeait d'appliquer cette somme à des œuvres de charité; la troisième, pour la demoiselle Flore ^ artiste à l'Académie impériale de Musique ; et la quatrième, pour son valet dé chambre , qui n'avait pas acquis des droits à ce souvenir par son zèle à balayer et à épousseter sa maison.

Je revins m'installer chez mon père après le décès de M. de Saint-Lux; j'aurais voulu faire accepter âmes parents la totalité de la somme que j'avais reçue de ce généreux gentilhomme , mais

toutes mes instances n'aboutirent qu'à les faire jouir de la rente de la moitié du capilal, qui fut placé en mon nom dans les fonds publics. Ce fut cependant une extrême consolation pour moi d'ajouter quelque chose à leur bien-être , dans cette saison de la vie où les besoins augmentent à mesure que les moyens d'y satisfaire diminuent.

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