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reculés. En cet état , qu'un peuple voisin vous attaque contre les règles de la justice, il vous trouve aguerri, préparé; mais i ce qui est bien plus fort , il vous trouve aimé et secouru ; tous vos voisins s'alarment pour vous^ et sont persuadés que votre conservation fait la sûreté publique. Voilà un rempart bien plus assuré que toutes les murailles des villes , et que toutes les places les mieux fortifiées : voilà la véritable gloire. Mais qu'il y a peu de rois qui sachent la chercher, et qui ne s'en éloignent point! ils courent après une ombre trompeuse, et laissent derrière eux le vrai honneur, faute de le connaître.
Après que Mentor eut parlé ainsi , Philoclès , étonné, le regardait; puis il jetait les yeux sur le roi , et était charmé de voir avec quelle avidité Idoménée recueillait au fond de son cœur toutes les paroles qui sortaient , comme un fleuve de sagesse, de la bouche de cet étranger.
Minerve, sous la figure de Mentor, établissait ainsi dans Salente toutes les meilleures lois et les plus utiles maximes de gouvernement , moins pour faire fleurir le royaume d'Idoménéc que pour montrer à Télémaquc, quand il rc-
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viendrait, un exemple sensible de ce qu'un sage gouvernement peut faire pour rendre les peuples heureux, et pour donner à un bon roi une gloire durable.
FIN nu LIVRE QUATORZIEME.