LIVRE III
Soite dn rédt de Télémaque. Le successeor de Boodioris rendai tons les prisomiiers phéoiciens , Téléinaque est emmeiié mwec et ■ sur le Taisseaii de Narbal , qui comiDaodail la flotte tyrleone. Pei dant le trajet, Narlial lui dépeint la puissance des Phéniciens , < le triste esclavage auquel ils sont réduits par le soupçonneux et cru^ Pyginalion. Télémaque , retenu quelque temps à Tyr, obserre a tentivement l'opulence et la prospérité de cette grande ville. >'ai bal lui apprend par quels moyens elle est parvenue à un état i florissant. Cependant Télémaque élanVsur le point de s*enibarquc pour rile de Chypre, Pygmalion découvre qu'il est étranger, i veut le faire prendre : mais Astarbé , maîtresse du tyran , le saur pour faire mourir à sa place un jeune homme dont le mépris Ta Tait irritée. Télémaque s*embarque enfin sor on vaisseau chyprieii pour retourner à Itaque par Tlle de Chypre.
Calypso écoutait avec étonnement des paroles si sages Ce qui la charmait le plus était de voir que l>éiéinaqo< racontait ingénument les fautes qu*il avait foites avec pré cipitation, et en manquant de docilité pour le sage Mentor : elle trouvait une noblesse et une grandeur étonnante dans ce jeune homme qui s'accusait lui-même, et qui paraissait avoir si bien profité de ses imprudences pour se rendre sage , prévoyant et modéré. Continuez , disait-elle^ mon cher Télémaque; il me tarde de savoir comment vous sortîtes de FÉgypte, et où vous avez trouvé le sage Mentor, do.nt vous aviez senti la perte avec tant de raison.
Télémaque reprit ainsi son discours : Les Égyptiens les plus vertueux et les plus fidèles au roi étant les plus faibles, et voyant le roi mort, furent contraints de céder aux autres : on établit ua autre roi nommé Termutis. Les Phéniciens, avec les troupes de Tîle de Chypre, se retirèrent après avoir fait alliance avec le nouveau roi. Celui-ci rendit