‹ AvenzoarChapitre 49 sur 92 · Bibliothèque naliouale, in-fol · texte numérisé non relu

Bibliothèque naliouale, in-fol

1. Et peut-être aussi en 1570, puisque la Biographie de Michaud indique cette date.

3. Amédée Boinet, Catalogue des manuscrits de la Bibliothèque de la taculté de médecine de Paris (Paris, Plon-Nourrit et C‘®, 1908),

AVENZOAH, SA VIE ET SES («UVUES

« et præservatione ab egritudine. Goncordaverunt univers! « inedici quod levitio* ventris adjuvat continuitatem sani- « tatis... » — Fol, 301 « Explicit liber Teysir magni « Aven/.oar ». — Fol. 301 v « Secjuuntur vocabula libri « Teysir Avenzoar, quorum compositionem nusquam

« inveni : Charube... Gathasas Grahaban ». — Petite

miniature (f“ 3), initiales ornées et encadrements avec animaux, — Acquis à la vente Hallé, d'après une note manuscrite d’un feuillet de garde. Gf. Catalogue des Livres de La bildiolhèqiie de Jean Noël Halle (i*aris, 1823, in-8°, n° 460). XV® siècle, l^archeniin. 301 feuillets. 172 sur 125 millimètres. Demi-reliure. (Ancien n® 171). »

Si l'on s’en rapporte cà l’assertion du fol.*2, Jean de Gapoue aurait traduit le texte arabe ; mais cette affirmation (jui émane évidemment du copiste est formellement contredite au fol, 3 où il est dit que la traduction fut faite d’hébreu en latin*. Rien ne prouve môme que ce traducteur ait connu la langue arabe, car c’est aussi sur la version hébraïque attribuée au rabbin Joël qu’il fit sa traduction latine de Galila et Dimna ou Fables de Bidpay*.

On ne sait rien de Jean de Gapoue, si ce n’est qu’il vivait dans la seconde moitié du xiii” siècle et que, né dans la religion juive, il l’avait abandonnée pour se convertir à la foi chrétienne. Il entreprit sa traduction du Teysir sur la demande expresse d’un archevôcjue que le manuscrit désigne sous l’appellation d’ « archiepiscopus Rracarensis ».

On constate que cette version est plus correcte que

1. C’est le bas-latin « lenitio» qu’il faut lire. Cf. le français « lénitif » qui appartient à la technologie médicale.

2. « jussit milii suo famulo Johanni de Capua humili servo Cliristi

et servoriini suorum ut maniim iiniuittercin ab bebraïca liugua praefatum opus in latiiiHiii rcducere ».

O. Cf. Silvestre de Sacy, Caliln et Dimna (Paris, Imprimerie royale, 1S16, in-4) pp. 3'i-35. — Jacques-Charles Brunet, Manuel du Libraire et de l'amateur de livres (Paris, Uidot, 1860, in-8). Art, Bidpay, — Michaud, Iliogra phie, op. laud.

celle de Paravice ; cela tient probablement à ce qu’elle nous est parvenue en manuscrit, tandis que celle qui fut imprimée à Venise abonde en fautes typographiques variant d^une édition à l’autre.

Pas plus que Paravice, Jean ne s’est occupé de la biographie d’Avenzoar : ce silence s’explique par l’absence de documents concernant l’auteur. Il est toutefois intéressant de noter que l’on trouve ici* l’affirmation qu’Avenzoar vécut cent trente-cinq ans, qu’il commença à exercer la médecine à l’âge de quarante ans, et qu’il mourut exempt d’infirmités. Le D*'L. Leclerc fait allusion à cette légende’ tout en exprimant un doute sur son authenticité. En ce qui concerne le fait qu'Avenzoar entreprit seulementà quarante ans l’exercice de la médecine, j’ai eu l’occasion déjà de montrer, à propos du Kilâh el-iqtisâd^ à quelle conséquence inadmissible on était conduit si on le considérait comme exact. Voyons maintenant à quel âge son père serait parvenu si lui-môme avaitvécu cent trente-cinq ans. On sait que 'Abdelmalik mourut en 1162 ; s’il avait eu alors cent trente-ciiu[ ans, il en faudrait conclure qu’il était né en 1027. Son père Abu ’l-'Alâ’ ne pouvait pas avoir, à cette époijue, moins d’une quinzaine d’années ; il serait donc né lui-même, au plus tard, en 1012, et, comme il mourut en 1131, il serait parvenu à l’âge de cent dixneuf ans. Le père et le fils seraient donc tous deux morts plus que centenaires, et l’on ne peut admettre que cette extraordinaire longévité n’ait frappé ni les biographes, leurs contemporains, ni Ibn Abî O.saybi'à, l’historien de la médecine arabe, ni enfin Averroès, qui n’en font pourtant nulle mention.

Le D*’ L. Leclerc n’a pas connu l’existence du manuscrit de Jean de Capoue conservé à la Faculté de Médecine de Paris ; mais il en signale un autre qui figure, sous le

Page 1