‹ AvenzoarChapitre 72 sur 92 · On oppose la lèpre blanche variété de la lèpre maculeuse · texte numérisé non relu

On oppose la lèpre blanche variété de la lèpre maculeuse

ou lisse, a la lèpre noueuse ou tuberculeuse 1/auteur e.xplique

le mot en disant : « C’est une blancheur brillante qui se produit sur

l'épiderme, qui ne rougit pas par le frottement et qui ne saigne j>as lorsqu’on renlame » ^

(fjo ^ \3\^. Celte afTeclion portait, en latin, les noms de « morphea

alba » et de « vililigo alba ». Cf. p. 69.

a. J’ai conservé la vieille expression de a dartre farineuse » bien qu’elle soit tombée en désuétude, parce qu’elle répond aux conceptions tle l’ancienne médecine. Aujourd’hui ce langage n’est plus considéré comme scientifique, car il n’évoque pas l’idée d’une entité morbide bien déterminée ; on peut avoir affaire tantôt à l’eczéma furfuracé, tantôt à l’eczéma desquamant, tantôt môme au psoriaris. Cf p. 6!'.

4. C’est une variété de la lèpre maculeuse ou lisse dite aussi « vitiligo mêlas » ou « vililigo nigra ». Cf. p. 69.

AVKN/.OAU, SA VIE ET SES œUVRES

' .,^-'1 (fol. 162 V").

Du purpura hémorragique.

Cap. VU. — De vesicis duris quæ arabice dicuntur alcella, id est petrosæ*.

UJi (fol. 163 r”).

Des tubercules fibro-cretacés.

Cap. VIU. — De verucis et poris.

(fol. 163 r").

Des végétations et des nævi.

Cap JX. — De tineosifate.

(fol. 163 vo)

De l’eczéma.

1. Avenzoar explique ainsi ce terme : « Cette maladie est produite

simplement par une petite quantité de sanpf qui s’extravase par les pertuis des capillaires » »\^\ ^ ^ ^

A à^îJ\ Eus lexicograplies voudront bien coiislater

que le mot >\^<»\ (sing. : désigne les veines en général, et non pas

seulement les veines jugulaires comme ils le prétendent.

2. Cette désignation convient aux abcès tuberculeux qui ont subi la dégénérescence calcaire, yilcelta est une corruplion du mot arabe.

3. Ce mol a, dans la langue d'Aveuzoar, des signilicalions variables

selon le chapitre où il est employé; mais il désigne toujours une excroissance non abcédéc, quelles que soient sa nature et son origine. Ici l’auteur l'explique en disant : « Il y en a plusieurs espèces, une entre autres qui contient un liquide épais analogue au sang et qui ressemble à une grande tache de purpura » 0*v5o La>

( l— [* wO ^ b .. .1 a

4. Au sujet (le celle maladie, l’auteur s’exprime ainsi ; « Il se produit sur le corps une dermite hypertrophique et rugueuse, connue sons le nom de hazâz, qui reconnaît pour cause un manque de sécheresse dans le tempérament ».

Cap. X. — De corniplione eulis'.

De la sclérodermie.

Cap. XI. — De lepra“.

^1:4' (loi. 1G4 r»).

De la lèpre tuberculeuse dite aussi « maladie maxime ».

Cap. XII. — De caldar‘.

pU,j^^1 5 jjÀ] (loi. 165 r“).

De la paralysie et de la parésie.

Cap. XIII. — De l'eleg‘.

J'ljiM (fol. 168 !•“).

De riiémi[)légie.

Cap. XIV. — De spasmo.

« JLiJl (fol. 168 r«).

1. Celle traduction est mauvaise : le nom arabe signifie littéralement « raccourcissement de la peau », accident qui est une des conséquences de la sclérodermie.

'l. Celte afléclion portait jadis le nom de lèpre tuberculeuse ou noueuse. Les lexiques ont le tort de rendre par « éléphantiasis »; c’est

c\.> qui a ce sens, comme ou le verra plus loin (cap. xxv). Le juddm (lèpre tuberculeuse), le haras (lèpre blanche) et le haha<j-aswad (lèpre noire) sont trois variétés de la lèpre vraie et reconnaissent pour cause le bacille de Hansen.

3. Le texte écrit en réalité : la substitution de l’\ au ,3 filial est

fréquente dans le manuscrit 2960. — Il est intéressant de remarquer que le nom de « grande maladie » est donné, de nos jours,

eu Algérie, à la sypliilis.

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