Kilâb et te/cmilà, op. laud., t. 1, p. "G, n
3. Sur la généalogie d’Iyâd, cf. notamment Ibn Kallikàn, Wafayàl el- A'yân, biographie d’Ibn Abî Duwad.
laquelle, il est vrai, Ibn Kallikân* s'accorde avec Ibn El- Abbâr, nous ignorons l'époque précise à laquelle la famille arriva en Espagne. Wüstenfeld donne comme « vraisemblable )) la date de 912 de l’ère chrétienne (330 de l’hégire), sans indiquer, d’ailleurs, les bases de son hypothèse ^ En réalité, les auteurs arabes sont muets sur cette question qui n'avait pas pour eux, c’est trop clair, une importance capitale.
En ce qui concerne le descendant immédiat de Zohr Ellyâdi, une divergence sépare Ibn EI-Abbâr d'Ibn Kallikân. Tandis que le premier le nomme Kalef, le second l’appelle Merwàn; le désaccord se poursuit jusqu’à Abù ’l-’Alà’ Zohr ibn Abù Merwàn 'Abdelmalik qui fait l'objet de l’article biographique d’Ibn El-Abbâr. Il est probable que la vérité est du côté d’Ibn Kallikân, car la généalogie qu’il retrace est en parfaite concordance avec celle d’Ibn Abî Osaybi'à, et cet auteur paraît autrement documenté que les deux biographes, puisqu'il raconte en détail la vie des divers personnages, étayant de références chacun de ces récits et citant les noms des narrateurs de qui il les tient.
On ignore l’époque à laquelle les descendants d'Ibn Zohr commencèrent à se répandre en Andalousie. Ce que l'on sait, c’est que la famille resta connue à Jefn Càtibà jusqu’au jour oii les chrétiens s’en emparèrent et provoquèrent l'émigration des musulmans’ au mois de ramadan 645 II (30 déc. 1247-28 janv. 1248 G).
Abû Bakr Mohammed ibn Merwàn.
Suivant Ibn Kallikân, Zohr El-Iyàdî eut pour fils Merwàn . duquel naquit Abù Bakr Mohammed. Il fut le premier de la famille qui joua un rôle important dans la société de son
1. iVafayâl eZ-.-i'jrtw, édition Wüstenfeld (GüUingen, Damerücli, 1835), n» 683.