‹ Avenzoar, sa vie et ses œuvresChapitre 11 sur 80 · Bibl. Nat. de Paris, fonds arabe, no · texte numérisé non relu

Bibl. Nat. de Paris, fonds arabe, no

^oin à propos du fils d'Abû 'l-'Alâ', Abu Merwân 'Abdelmalik. Pourtant Wùstenfeld a donné avec exactitude les dates de la mort de ces deux personnages sans faire la moindre remarque et sans indiquer la source à laquelle il a puisé. Peut-être le manuscrit dont il s'est servi étaitil plus complet que ceux de Paris. Dans tous les cas, nous pouvons aujourd'hui combler assez sûrement cette lacune, grâce au soin que M. Godera a pris de publier les intéressantes chroniques espagnoles dont il a donné les textes dans la Bibliotheca arabico-hispana.

Sur ce point, c'est encore Ihn El-Abbûr qui va nous éclairer'. Il nousapprend qu'Abû'l-'Alâ', succombant à une maladie qui affectait l'épaule^, mourut à Cordoue d'où son corps fut transporté à Séville. Il y fut inhumé en l'an 525 de l'hégire. Cette date qui correspond aux années 1130- 1131 de l'ère chrétienne est bien celle qu'indique Wùstenfeld; mais cet auteur, tout comme Ibn Abî Osaybi'à. prétend que le décès eut lieu à Séville. Les précisions qu'apporte Ibn El-Abb;\r donnent à penser qu'il était mieux informé qu'Ibn Abî Osaybi'à, étant plus rapproché que lui du lieu des événements. Il va jusqu'à citer, d'après Abu 'l-Kattâb ibn Wâjib qui lui-même les tenait d'Abû '1-Walîd ibn Kiyarà, les vers suivants qu'Abû '1- 'Alû' avait composés en ordonnant qu'on les inscrivît sur sa tombe :

(( O vous qui vous tenez debout devant mon sépulcre, veuillez bien dire : « Que Dieu lui fasse miséricorde! » et voir où j'en ai été réduit.

« La poussière du tombeau recouvre ma dalle, comme si je ne l'avais pas naguère foulée aux pieds!

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