On l'appelle aussi
provient de la faiblesse et celle qui est provoquée par Tinsolation.
Traité VII.
Fol. m r à fol. 139 v.
De la crise (^jl^^src-^t).
Des fièvres infectieuses (ij^! -oL-?-).
De la fièvre pituiteuse (jJlJl ^■^)*-
Du frisson (^^^!)^ '
Des jours critiques *.
Des myrmécies (LLZjJ^)*.
De la tuméfaction scléreuse (s JL^l (*JJ^0 ^® ^^ ^^^^ *•
De la tuméfaction scléreuse du foie^.
1. Cette fièvre était aussi désignée autrefois sous les noms de fièvre synoque et de fièvre muqueuse. Il est bien entendu qu'il ne faut pas prendre cette dernière expression dans le sens de fièvre typhoïde bénigne qu'on lui attribue souvent aujourd'hui : c'est de l'embarras gastrique fébrile qu'il s'agit. Muqueuse et pituiteuse sont ici synonymes; les deux mots correspondent bien à la signification de «âL) qui désigne la pituite appelée aussi « flegme ». A propos de ce mot arabe, je dois faire remarquer que les dictionnaires ont tort de le considérer comme une racine sémitique : il n'est pas besoin d'y regarder de bien près pour constater que c'est une simple transcription du grec çXéyiA*, avec déplacement des voyelles conformément aux règles de l'arabe vulgaire.
2. A propos de ce terme, v. infrà : Teystr, livre I, tr. XII, chap. if.
3. Pour établir la liste des jours d'élection où surviennent les phénomènes critiques, Avenzoar s'appuie sur l'autorité d'Hippocrate.
4. On appelait myrmécies, dans l'ancienne médecine, certaines verrues qui se développent plus particulièrement à la paume des mains et à la plante des pieds, et qui provoquent des démangeaisons rappelant la sensation que feraient éprouver des fourmis qui se promèneraient sur la partie malade. C'est ce qu'indiquait le grec ta (tupii^xta (de |iOp(iY];, fourmi)
dont l'arabe ÂJL«i (ou ^jJ^J) est la traduction parfaite.