‹ Avenzoar, sa vie et ses œuvresChapitre 47 sur 80 · Corruption du nom arabe · texte numérisé non relu

Corruption du nom arabe

3. Le texte dit que cette affection consiste en ce que le malade perçoit

deux images au lieu d'une. Dans l'usage courant, le mot J«a» signifie « strabisme » : c'est le sens que lui attribuent Hirschbcrg et Lipperl {Die Augenheilkunde des Ihn Sina.op. laud., p, 170). Les deux affections ue sont pas toujours réunies, et on peut rencontrer la diplopie en dehors

du strabisme qu'Avenzoar appelle non pas J»-». mais v,»\^\.

Cap. II. — De inversatione* palpebrarum,

jAwt J,I^^Jî(fol. 63r«).

De l'ectropion.

Cap. III. — De pustulis et exituris oculorum.

LyJLl 5 jU^^t JJy (fol. 63 vo).

Des excroissances et des kystes des paupières.

Cap. IV. — De scabie oculorum.

^,U^^i ^j=^ (fol. 64 r«).

De la blépharite ciliaire*.

Cap. V. — De conjonctione seu sigillatione' oculorum.

l^U3! ^^l^,j j^^^ ^^>^' (fol. 64 ro).

De Tagglutination des paupières.

Cap. VI. — De pilis palpebrarum inversis.

1, L'imprimeur a écrit w universatione » qui n'a aucun sens.

2, Littéralement « De la gale des paupières » : c'est la blépharite ciliaire dite aussi blépharite furfuracée et désignée parfois sous le nom de « mite des paupières ».

3, Ce chapitre ne concerne pas le symblépharon qui est caractérisé par des adhérences pathologiques établies entre la conjonctive palpébrale et la conjonctive bulbaire. Il est seulement question ici de l'agglutination des paupières produite, par exemple pendant le sommeil, par les sécrétions de la blépharite cilio-glandulaire. A propos du mot sigiltatio, je dois faire remarquer que sa racine « sigillum » a donné naissance au verbe « sigillare » et à son contraire « desigillare » d'où nous avons tiré « dessiller ». C'est à tort que Littré fait venir ce mot de « cil » et prétend qu'on devrait écrire « déciller » ; si telle était l'étymologie, « ciller » signifierait garnir de cils, et « déciller » priver de cils. Or il est notoire que ces mots n'ont jamais eu pareil sens. J'estime donc qu'ici l'Académie a raison contre Littré et qu'on doit bien écrire « dessiller ». Le redoublement de Vs initial de la racine est un phénomène fréquent; quant à la disparition du g entre deux i et à son changement en // mouillés, c'est un fait analogue à celui qui s'est produit dans « veiller» (de v vigilare ») et dans plusieurs autres mots.

l^lLil i,^ >b Jt^l ^U^i (fol.64vo).

Du trichiasis et de l'entropion.

Cap. VIL — De casu palpebrarum.

^Ui^l^Li^l» (fol. 64vo).

Du ptosis.

Cap. VIII. — De generatione patularum' in palpebris.

j\jiL>l\ ^ J^l (fol. 65 ro).

De la phtiriase des paupières.

Cap. IX. — De ordeolo in palpebris.

ij^\ (fol. 65 r«).

De l'orgelet.

Cap. X. — De fistula iacrimalium.

^j^\ ^JJ\ jj-±.\ (fol. 65 ro).

De la fistule lacrymale'.

Cap. XI. — De carne addita in angulo lacrimali.

^î ^U1 j> J\ l^\ Jlc (fol. 65 vo).

De l'hypertrophie de la caroncule lacrymale*.

1. Le dictionnaire de Dozy traduit .L,iJo\ par « dilatation de la membraae palpëbrale »; c'est « relâchement » qu'il faut dire. Quant à ^^-*^, il désigne non pas la paupière elle-même [^^s^rJ) mais seulement son bord libre; en arabe vulgaire il prend le sens de « cil ».

2. Ce mot manque dans les dictionnaires de bas-iatin; il est fort bien choisi pour désigner le pou du pubis {phtirius inguinalis) qui est beaucoup plus large et plus plat que le pou de la tête. On sait que le pou du pubis se multiplie parfois dans les cils où il reste généralement méconnu (Cf. Julien, De la phtiriase des paupières, in Mémoires de la Société française de dermatologie et de syphiligraphie, décembre 1891). Il est intéressant de remarquer que ce détail n'avait pas échappé aux anciens.

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