‹ Avenzoar Sa vie & ses œuvresChapitre 38 sur 72 · LIBER PRIMUS · texte numérisé non relu

LIBER PRIMUS

Tracrarus PRIMUS. — De ægritudinibus capitis.

QD p! Aero 530)!

Des affections qui siègent à la tête.

Capitulum primum. — De scabie capitis.

(JuLSU IE QC! cz») ( (fol. 53 vo).

De l’eczéma séborrhéique (de Unna) et de l’eczéma chronique infantile ?.

Cap. II. — De tinea capitis.

7 (fol. 54 ro).

De la teigne.

Cap. III. — De alopicia.

bit 21° (fol. 54 ro).

De l’alopécie.

Cap. IV. — De thiria”.

PAT (fol. 54 ro).

De Ha tonsurant.

1. Après le terme arabe, j'indique la page du manuscrit où il se rencontre,

2. C’est l'affection connue sous le nom usuel de eroûtes de lait. Le traducteur latin a rendu D: par « scabies » e signifie « gale », On trouvera ce mot employé avec son véritable sens, |, [, tr, 8, ch. 1v.

3. Cf. le participe spin qui signifie « feigaeux » en pe vulgaire de Syrie; les Arabes d’Algérie le remplacent par wlb,s. =

4, L'expression arabe signifiant « maladie du renard » est l'équivalent exact du français alopécie qui dérive soit de akwmn£ (renard), soit de dhwrexn (peau de renard).

5. Le dictionnaire de Du Cange ne mentionne pas « thiria »; il donne seulement « thirus, serpens venenosissimus de quo fit thiriaca (a Græco

Cap. V. — De calvitie.

gkell (fol. 54 ve).

De la calvitie.

Cap. VI. — De scissura capillorum.

il Qisus (fol. 54 vo).

De l’aplasie moniliforme des cheveux ou monihithrixt.

Cap. VII. — De sahaphat.

CE) (fol. 54 vo).

De l’acné.

Cap. VIII. — De canitie capillorum.

réal] cn a Dei (fol. 55 ra).

De la canitie partielle.

Cap. IX. — De mala dispositione et figura capillorum. RDS Lg préll > (fol. 55 ve).

De l'implantation anormale des cheveux (asymétrie capillaire).

One, 0npos) ». L'expression arabe signifiant « maladie du serpent » a donc été assez heureusement rendue par « thiria », dérivé de « thirus ». Il est à remarquer que le terme moderne « herpès », quoique tiré d’une autre racine grecque, a exactement le même sens, le verbe Épro signifiant « je rampe », L’affection du cuir chevelu dont il s’agit ici a été ainsi nommée à cause de sa marche rampante, à direction capricieuse, à allure « serpigineuse », comme on dit aujourd'hui, C’est, d’ailleurs, explication que donne le Teystr; on lit, dans la traduction de Paravice : « Et dicitur thiria eo quod depilatio cutis fit per viam tortam ». « Thiria » est un des nombreux mots dont on pourrait enrichir les dictionnaires de bas-latin en dépouillant les traductions d’Avenzoar et en les comparant au texte original. Quant aux dictionnaires arabes, ils restent muets sur l’expression À az sis.

1. Cf, Hallopeau et Leredde, Traité pratique de dermatologie (Paris, Baillère et fils, 1900, in-8), pp. 165-167,

AVENZOAR, SA VIE ET SES OEUVRES O4 Cap. À. — De furfuribus capitis.

db pYT (fol. 55 vo).

Du ro alba simplex*.

Cap. XT. — De pediculis.

Jall (fol. 56 re).

Des poux de la tête. Cap. XII. — De lendibus.

2) (fol. 56 r°).

Des lentes.

TracraTus II. — De ægritudinibus capitis accidentibus ex extrinseco sicut a percussione.

bled, sldl latte coll 2 pale Lyloall, (fol. 56 ro).

Des blessures qui peuvent être causées à la tête par les agents extérieurs tels que pointes,

pierres ou morceaux de bois.

Tracrarus II. — De ægritudinibus capitis”.

Qt cplyt (fol. 57 vo).

Des maladies de la tête.

1. C’est l'affection cutanée qui donne naissance aux pellicules,

2, Dans la traduction latine, le titre de ce traité est semblable à celui du traité I, Mais Avenzoar distingue entre We et ll : le premier mot désigne les affections externes bénignes ou les infirmités ; le second s'applique à des maladies internes et plus sérieuses, Ce troisième traité est consacré aux maladies de l’encéphale,

Cap. I. — De dolore capitis ex frigiditate.

SAN Le el es (fol. 57 ve).

De la céphalée provenant de la froideur*.

Cap. II. — De dolore capitis ex caliditate.

dt Ce Ge chi ea tfol: 57 vo).

De la céphalée provenant de la chaleur.

Cap. LI. — De dolore capitis ex humiditate.

ib "- Op ee (ol 5709) De la céphalée provenant de l'humidité.

Cap. IV. — De dolore capitis ex siccitate.

Ua! re U® Up) > (fol. 58 ro) De la céphalée provenant de la sécheresse.

Cap. V. — De apostematibus panniculorum capitis.

nil Lis CG clasil DE (fol. 58 rc).

Des tumeurs extra-crâniennes®.

Cap. VI, — De apostematibus cerebri*.

1. Dans ce chapitre et dans les trois suivants, il ne s'agit pas de l’état atmosphérique mais de la qualité des humeurs, d’après les conceptions de la médecine galénique,

2. La traduction latine emploie le pluriel « panniculorum » pour tra-

duire le singulier el à du texte original, et c’est avec raison; car le terme arabe qui signifie « membrane, enveloppe, tégument » convient aussi bien à la peau du crâne qu'au périoste, si bien que, dans ce chapitre, on ne distingue pas les abcès sous-périostiques des abcès souscutanés.

3. Le titre latin n'indique pas assez nettement les matières contenues dans ce chapitre, J'ai traduit À L&5\ par « membranes intra-crâniennes » pour me tenir aussi près que possible du texte arabe; ces membranes ne sont autres que les méninges, puisque la face interne des os du crâne est dépourvue de périoste et que la dure-mère en tient lieu,

. . À | s Î : NS a LD # .

à TD SLT ps JE phnl CSS 1 Er) ebsl (fol. 58 ro).

Des tumeurs des membranes intra-crâniennes

et de la substance cérébrale proprement dite.

Tracrarus [V. — De ægritudinibus aurium.

LPS Up (fol. 60 re).

Des maladies des oreilles.

Cap. 1. — De apostematibus aurium.

Ya 3S| Ds (fol. 60 re).

Des tumeurs des oreilles.

Cap. 11. — De dolore auris.

JM es (fol. 60 vo).

De l’otalgie.

Cap. III. — De gravedine auris.

gs) M (fol. 61 rc).

De la diminution de l’acuité auditive.

Cap. IV. — De percussione auris.

DST Der je paudl Ji (fol. 61 r°).

De la diminution de l’acuité auditive causée par le choc des pierres.

Cap. V. — De grossedine auris.

Je SN Le ep CoS al ue à A EU l41 (fol. 61 r°).

De l'épaississement anormal du pavillon de

l'oreille chez les gros mangeurs.

94 AVENZOAR, SA VIE ET SES ŒUVRES TracrarTus V. — De ægritudine‘ nasi.

HI gb) (ol 01-r°):

Des maladies du nez.

Cap. I. — De privatione odoratus.

(fol. 61 r°).

De l’anosmie.

Cap. Il. — De fetore narium.

Salt Let MAT Le Los (gif Bell es OR OR 7 De la fétidité due aux mucosités qui s’accumulent dans le nez (ozène).

Cap. III. — De excoratione ex scabie quæ fit in naribus. ONE OS ISO IC TNE Des chancres des fosses nasales.

Cap. IV. — De polipo quod multotiens? nominatur.

JaySt LS (fol. 61 ve).

Du polype.

Tracrarus VI. — De ægritudinibus oris.

1 Lplpt (fol. 61 ve).

Des maladies de la bouche,

1. On ne sait quel caprice a amené le traducteur à employer le singulier.

2, Ce mot qui manque dans Du Cange est cité dans le dictionnaire de Freund; mais le sens qu’il prend ici n’y est pas indiqué.

AVENZOAR, SA VIE ET SES ŒUVRES 95 Cap. 1. — De diminutione et corruptione sensus linguæ. do lé) De la diminution et de la dépravation du sens du goût.

Cap. 11. — De apostemate! seu inflatione lingusæ. OUT Le en CON et Le JA Et ps (fol. 62 r°).

De la tumeur de la langue, ou de son épaisseur anormale (macroglossie).

Cap. 111. — De duritie et difficultate motus linguæ. à S À c Lab ss Does Q£ ps (fol. 62 19) De l’insensibilité gustative et de la parésie linœuale, Cap. IV. — De apostematibus amigdalarum gulæ. a5; ps É182) cos! (fol. 62 re).

Des tumeurs de la luette et des amygdales*.

Cap. V. — De bothor*.

Des aphtes, des tumeurs et des ulcères de la

bouche.

t. Le traducteur latin a employé improprement apostema qui signifie « abcès », au lieu de {umor qui rend exactement p 0.

2. Il est à remarquer que le titre latin ne fait pas mention de la luette, En outre, els! est rendu par apostemuta qui signifie « abcès » et non « tumeurs »,

3. On a iciun nouvel exemple de ces mots techniques qui ont été simplement transcrits par le traducteur et qui restent inintelligibles pour Île

latiniste,

96 AVENZOAR, SA VIE ET SES OEUVRES Cap. VI. — De conquassatione dentium.

be) jte! (fol. 62 ro).

De l'ébranlement des dents.

Cap. VII. — De perforatione dentium.

LAN Hole ve).

Ù) De la carie dentaire.

Cap. VIII. — De stupore vel alligatione vel congelatione dentiumi.

Jet ue (fol. 62 vo).

De l’agarement des dents.

Tracrarus VII. — De ægritudinibus labiorum et oris?. Or Ait bi, (fol. 62 vo).

Des maladies des lèvres et de la bouche.

Cap. I. — De scissuris labiorum.

sesJt si 45 (fol. 62 vo).

Des gercures des lèvres.

Cap. II. — De alcolaï.

ei (fol. 63 re).

1. Les trois ablatifs que le traducteur a réunis dans ce titre ont un sens unique, car, dans ce chapitre, il est question seulement de l’agacement des dents qui, d’après Avenzoar, « est produit par l’usage de mets acides (Aiel£| s9æb)l) ou astringents (as s9xh)l) ». L'auteur indique le remède qu'il applique à cet accident. « Quant à moi, dit-il, je me borne à employer le pourpier, choisi dans cette espèce qui est presque complètement dépourvue d'acidité (AL&LJI © Jeriwl ES Bla ay à) AS ss )LGY (SI 8 +) PEUT Cast) ».

2, Ce Traité n’est que la suite du précédent; le traducteur aurait donc

pu se dispenser de l’en séparer, 3. Trauscription approximative du mot arabe,

De la stomatite ulcéreuse.

Cap. III. — De nigritudine linguæ.

lab 1, (fol. 63 r°).

De la mélanoglossie.

Cap. 1V. — De fetore oris.

pa L® (fol. 63 re).

De la fétidité de la bouche.

Cap. V. — De tortura oris.

Cl 5,2) (fol. 63 ro),

De la distorsion de la bouche.

Cap. VI. — De corrosione labiorum.

ëlesJt SV (fol. 63 re).

Des chancres des lèvres.

Tracrarus VIII. — De ægritudinibus oculorum.

oesil lyt (fol. 63 ro).

Des maladies des yeux.

Cap. 1. — De halahol*.

JS (fol. 63 ro).

De la diplopie*.

1. C’est un des symptômes de l’hémiplégie, 2. Corruption du nom arabe, 3. Le texte dit que cette affection consiste en ce que le malade perçoit

deux images au lieu d'une. Dans l'usage courant, le mot Je signifie « strabisme » : c’est le sens que lui attribuent Hirschberg et Lippert (Die Augenheilkunde des 1bn Sina, op.laud., p. 170). Les deux affections ne sont pas toujours réunies, et on peut rencontrer la diplopie en dehors

du strabisme qu'Avenzoar appelle non pas Un mais cols.

Cap. Il, — De inversatione‘ palpebrarum.

Jast Di tol" 63 re):

De lectropion.

Cap. LIT. — De pustulis et exituris oculorum. Lale, jteadt JU (fol. 63 vo).

Des excroissances et des kystes des pau-

pières.

Cap. IV. — De scabie oculorum.

JUN Lys (fol. 64 ro).

De la blépharite ciliaire*.

Cap. V. — De conjonctione seu sigillatione’ oculorum. PACE Er Jia Est (fol. 64 ro).

De l’agglutination des paupières.

Cap. VI. — De pilis palpebrarum inversis.

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