‹ Averroes et l'averroïsme: essai historiqueChapitre 181 sur 235 · Patiniana, p. 98-99 (édit · texte numérisé non relu

Patiniana, p. 98-99 (édit

6. Facciolati, 1. c, p. 89. — Tomasini, Elogia, t. II, p. 343 sqq.

7. Tractatus singularis contra Averroystas de humanarum anim arum plurîficatione , ad catholicœ fidei obsequium. 2e titre : Exhnii sacrœ theologiœ metaphysicœque monarc/iœ, Magistri Anton'à Trombete, Patacini, Ordinis Minorum provinciœ S. Anton'ù ministri, Quœstio de animarum humanarum pluralitate contra Averroym et sequaces, in studio Patayino determinata. (Venise, 1498.)

de l'unité de l'intellect, à tel point qu'on l'accusait d'avoir infecté toute l'Italie de cette pernicieuse erreur1. Ce fut à son école que Niphus apprit l'averroïsme 2. Vernias renonça ensuite à ces dangereuses opinions, et écrivit en faveur de l'immortalité et de la pluralité des âmes un livre qui parut en 1499 3. L'ouvrage était dédié à Dominique Grimani , patriarche d'Aquilée , à qui Yernias avouait qu'il était prêt à échanger son titre de philosophe contre celui de chanoine, sperans se non super philosophi sed canonici titulo aliquando usurum \ Ce changement était dû aux amicales exhortations du doge Augustin Barbarigo et de Pierre Barozzi, évêque de Padoue, qui plus tard sauva Niphus de l'Inquisition, et le porta également à corriger ses erreurs. Déjà le débat s'agrandit, et sort du cercle étroit des questions logiques pour entrer dans le domaine de la philosophie morale et religieuse. Nous touchons au moment glorieux de l'école de Padoue, à celui de Niphus, d'Achillini , de Pomponat.

1 . Falsam illam et ab omni veritate alienam opinionem Averrois de unico intellectu confirmare argumentis tentavit, usque adeo ut plebeii et minuti philosoplii, qui liebeti et rudi ingénie* contrariam opinionem, quamvis verissimam, defendere non poterant, in vulgus jactarent eum totam pen2 Italiam in hune perniciosum errorem compulisse. Riccoboni, De Gymn. Patav., p. 134 (Patav. 1592). — Naudé, De Aug. Niplio Judicium, p. 27, en tête de l'édition des Opuscula moralia et politica, de Niphus (Paris 1614). — Papadopoli, Hist. gymn. Pat., t. Ier, p. 291.

Page 1