‹ Averroes et l'averroïsme: essai historiqueChapitre 191 sur 235 · Cf. H. Ritter, Gesch. der neuern Phil., Ier Th. S · texte numérisé non relu

Cf. H. Ritter, Gesch. der neuern Phil., Ier Th. S

sèment ces théories comme opposées à la foi1. Mais, à un autre point de vue , Achillini mérite le nom d'averroïste , je veux dire par l'importance qu'il accorde au Grand Commentaire, par sa manière scolastique et pédantesque. L'école de Padoue n'a rien de plus célèbre que les luttes de Pomponat et d' Achillini. Achillini l'emportait dans les thèses publiques; mais le public donnait raison à Pomponat , en se portant en foule à ses leçons2. La ligue de Cambrai les força l'un et l'autre, en 1509, de transporter leur champ de bataille à Bologne. La lutte s'y continua jusqu'à la mort des deux combattants, vers 1520.

Achillini n'est vraiment qu'un disputeur, un continuateur de la vieille école padouane, où le maître ne valait que par son habileté dans les exercices publics , par son audace à presser un adversaire, et par l'assurance de ses réponses. Comme tous les averroïstes, il cherchait à paraître orthodoxe , en invoquant sans cesse la distinction de l'ordre théologique et de l'ordre philosophique. Il se montre beaucoup plus libre dans sa hautaine épitaphe à San Martino Maggiore de Bologne :

Hospes, Acliillinum tumulo qui quœris in isto,

Falleris; ille suo junctus Aristoteli Elysium colit, et quas rerurn hic discere causas

Vix potuit, plenis nunc videt ille oculis. Tu modo, per campos dum nobilis umbra beatos

Errât, die longuin perpetuumc[\ie Vale.

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