Uri, pars IIa, p. 128 et
6. Catal. Bibl. Univ. Lugct. Bat. (Lugd. 1716), nos 720, 721 , 722. —
plusieurs manuscrits du commentaire sur le poëme d'Ibn- Sina.
Autant le texte arabe d'Ibn-Roschd est rare dans nos bibliothèques, autant les versions hébraïques de ses œuvres y abondent. L'ancien fonds de la Bibliothèque nationale en possède à lui seul près de cinquante manuscrits ; celle de Vienne, au moins quarante ; la collection de l'abbé de Rossi en contenait plus de vingt-huit. Après la Bible , il n'est peut-être pas de livre qui se retrouve en plus forte proportion dans les collections de manuscrits hébreux.
Les manuscrits latins d'Averroès sont aussi très-nombreux , surtout dans les fonds qui représentent , comme le fonds de Sorbonne, un grand mouvement d'études scolastiques ; presque tous sont du xive siècle.
Aucune partie du texte arabe d'Ibn-Roschd n'a été publiée.
Deux de ses ouvrages , son Abrégé de la Logique et son Abrégé de la Physique , ont paru en hébreu à Riva di Trento, en 4 560. M. Goldenthal a publié à Leipzig, en \ 842, la traduction hébraïque du commentaire sur la Rhétorique.
Les éditions latines, partielles ou complètes, d'Averroès sont à la lettre innombrables. De l'an 1 480 à l'an \ 580, à peine s'est-il écoulé une année qui n'en ait vu paraître une nouvelle. Venise en compte pour sa part plus de cinquante, dont quatorze ou quinze sont plus ou moins complètes1.
Le Catal. mss. Angliœ et Hiberniez, Codd. Laudenses, n° 398, semble indiquer le texte arabe du Colliget.
1. Pour l'énumération des éditions incunables d'Averroès, voir Hain, Repert. bibliogr., aux articles Aristote, Averroès; — Panzer, Annales typogr. , aux articles Padoue et Venise; — Hoffmann, Lex. bibliogr., t. Ier, p. 316 et suiv.; — Mittarelli, Bibl. Codd. mss. S. Michaelis
Padoue eut pourtant l'honneur de Yeditio princeps. En 14-72, 1473, 1474, parurent dans cette ville les différents traités d'Àristote avec le commentaire d'Averroès, Nobilis Vicentini Joannis Philippi Aureliani et fratrum impensa , opéra vero atque ingenio Laurenti Canozii Lendenariensis.
En 1 481 , parut à Venise la paraphrase de la Poétique, avec les gloses d'Alfarabi sur la Rhétorique1; en 1482, le Colliget et le De Substantia Orbis. En 1 483 et 1 484, parut une édition complète d'Aristote accompagné d'Averroès, en trois volumes (très-rare), par André d'Asolo2. En 1489, parut une seconde édition complète, en deux ou trois volumes, fol. goth., par Bernardino de Tridino3. Dès lors, les éditions se succèdent d'année en année sans interruption. Les années 1495, 1496, 1497, 1500 virent encore paraître des éditions plus ou moins complètes ; Aristote désormais ne paraîtra plus à Venise sans être accompagné de son interprète. André d'Asolo, Octavien Scot, Comino de Tridino, Jean Gryphius, les Juntes surtout firent suivre les éditions avec une incroyable rapidité durant tout le xvie siècle. L'édition la plus répandue et la meilleure est celle des Juntes de 1553. La dernière édition complète est celle de 1 574.
Venet. prope Murianum, append. , col. 25-28 et 32 ; — Antonio, Bill, hisp. vêtus, t. II, p. 397-401 ; — Fabricius, Bill, grœca , t. III, p. 211 et suiv. ; — Wùstenfeld, Geschichte der arab. Aerzte, p. 105-108; — et une note bibliographique étendue, ajoutée par M. Daremberg à l'article d'Averroès, dansla réimpression delà Biographie universelle (1843).