PRÉFACE. II
laquelle ces hommes éminents l'ont encouragé, on y verra, j'espère, un faible résultat du raouvemont qu'ils ont imprimé aux études d'histoire Ultéraire et philosophique. Je manquerais aussi à mes plus chers souvenirs si je ne mentionnais ici les personnes dont la complaisance m'a permis d'enrichir de quelques documents inédits l'histoire de l'averroïsme padouan : M. l'abbé Valentinelli, bibliothécaire de Saint-Marc, à Venise; M. Baldassare Poli, professeur de philosophie à l'université de Padoue; le savant M. Samuel Luzzatto; tant d'autres encore, qui m'ont fait apprécier vivement l'hospitalité italienne. Enfin, je dois exprimer ma reconnaissance à MM. Thomas Munoz et José de Alava, membres de l'académie de Madrid, qui m'ont fait obtenir de l'Escurial la copie d'un document arabe fort important pour le sujet qui m'occupe.
J'ai eu soin de témoigner, dans mes notes, ce que je dois aux excellents travaux dont la philosophie aristotélique a déjà été l'objet parmi nous. On verra surtout de quelle utilité m'ont été les belles recherches de M. Hauréau sur la philosophie scolastique, et celles de M. Munk sur la philosophie arabe et juive au moyen âge. Indépendamment de l'article si substantiel qu'il a inséré, sur Ibn- Roschd, dans le Dictionnaire des sciences philosophiques, M. Munk a recueilli, sur le Commeulateur et sa
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famille, des documents intéressants qu'il aurait déjà publiés sans le fatal accident qui a interrompu ses savantes occupations. Entrepris à un autre point de vue, mon travail, loin de rendre le sien inutile, ne servira qu'à le faire désirer, si, comme nous l'espérons, la science n'est point privée des résultats qu'elle était en droit d'attendre d'un esprit aussi sagace et d'une érudition aussi exercée *.
* M. Munk a tenu depuis une partie de ses promesses en reproduisant, avec des additions considérables, l'article Ibn- Roschd, dans ses Mélanges de philosophie juive et arabe (Paris, 1859).