SCÈNE VII
Les MÊMES, PLUVIEUX, entrant par le teint,
PLUVIEUX
Moi, j’en ai besoin. •
JEAN GIGOT, se retournant..
Le père Pluvieux, il arrive à propos; faites-vous servir, je suis bon enfant, tout rond; combien voulez-vous gagner’?
pluvieux. ,
Cinq cents francs.
JEAN 0I80T
Cinq cents francs... bagatelle ! je suis coulant en affaires... donnez-moi mille francs. -
Nous ne nous entendons pas... je vous demande cinq cents francs. M *n ■» •••.; '•
JEAN GIGOT
Très-bien! et moi je réclame mille francs.,» et je vous en rendrai quinze cents. •
•À.BTIEUX.
Ça me va!., (u tire un biiut a* sa poéhe.) Tenez, je les ai justeftièftt dartS môh portefeuille. .!• > t : • i
jean ciotrr.
Merci ! (il les met dans sa- poefto./
PLUVIEUX
Eh bien ! vous les prenez !
•>! ‘ JEAN GIGOT. ? '■ ... 4 ’,r,
Croyez-vous donc qu’il suffise de les regarder pour les faire fructifier? Enfant!., ils sont là, ils y resteront... Je les tripote à ma manière... ne me demandez pas comment, ça ne vous regarde pas; c’est mon alla ire... Je trouve votre insistance déplacée» • ••• ■
PLUVIEUX. - I
Je n’insiste pas.
JEAN GIGOT
A la bpnne heure !
16 AVEZ-VOUS BESOIN I)’ ARGENT
PLUVIEUX
Mais un reçu ?
JEAN GIGOT, à Raisinet.
Qu’est-ce qu’il a dit?
RAISINET
Il a dit : mais un reçu ?
JEAN GIGOT, riant.
Ah! ah! ah! parfait! parfait! 11 n’entend rien en matière de finances... Faut-il que je vous donne aussi mes bottes? Où diable avez-vous vu que dans les affaires de confiance on donnait des garanties.
PLUVIEUX
Mais pourtant...
JEAN GIGOT
Est-ce une affaire de confiance ?
PLUVIEUX
Oui, c’est de confiance.
JEAN GIGOT
Eh bien! vous n’avez pas besoin de garanties, ça serait du luxe!