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Dieu tout notre regret. Oui, chère âme, un seul regard jeté sur.lui, quelque faibies et misérables que nous: soyons, lui dit plus et lui fait plus, le satisfait plus et lui donne plus de contentemeñt: Que toute occupation de nous-mêmes, sans nécessité. Plus nous sommes pauvres, ingffes, misérables, plus nous devons l'aimer. ‘éndrement : c’est le grand secret pour faire cesser nos misères.
Nos plaintes et nos ‘lamentations ne remédient à rien, Jetons-nous, cachons-nous avec toutes nos misères dans le coeur de ce tendre Père. Est-ce donc parceque je suis misérable qu’il ne me Sera pas permis d'aimer mon Dieu ? .Il me le» commande, cela me suffit. a
Je l'aimerai tel que je suis, avec toutes mes misères, c’est le meilleur moyen de les faire disparaître Qu'importe que nous sentions ou que nous ne sentions pas ? Que nous soyons dans les ténèbres ou dans la lumière, cela ne fait rien à l’amour, si ce n’est que dans les ténèbres il est plus pus et plus désintéressé.
Hélas ! que nos vues sont courtes et bornées ! laissons-le donc, ce divin Maître, tailler en plein drap dans nos âmes, si l’on ose ainsi parler, et il ra ;starrêtera que quand nous commencerons,’ à “remuer! Dieu est d’une jalousie infinie pour les âmes qu’il attire à lui par la véié d'abandon. Il veut être lui seul leur appui, et l’objet de leur occupation. Il veut {ôüt gouverner et tout conduire. Oh! qu’il est juste de le laisser faire. Souvenons-nous toutefois que le premier pas pour entrer" äans cette voie d’abandon, c’est de s’efforcer de mourir à la nature et aux sens. Mais que l’on est bien dédommagé des coups de mort qu'il faut se donner ! Lt
J'ai une longue expérience de la conduite de Dieu sur les âmes, disait ie Père Millet ; mais je n’en ai jamais vu avancer par la crainte outrée et par la défiance inquiète :
ve sentiment est le poison de la vertu. Plus on est misérable et faible,, plus il faut avoir de confiance en Dieu. C’est lui faire hon- - neur : sa bonté se manifeste avec éclat sur
bor- , tail- )n ose quand ou est y qu’il 1 veut e leur st tout laisser le preie d’ar à la st bien faut se
nduite Millet ; par la juiète :
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les plus mauvais; cest alors que l’on ne compte que sur lui, parce qu’on se sent plus misérable.
Tout ce qui nous jette dans le découragement ne vient jamais de Dieu, mais du démon et de notre amour-propre qui souffre de nous voir si imparfaits et si faibles.
Quand Dieu nous fait sentir nos fautes, c’est avec une douceur et une bonté qui, en remplissant l'âme de regret augmente la Confiance en lui.
C'est une grande erreur de croire que pour être dans le saint abandon, il faut demeurer dans l’inaction. S'il plaît à Dieu de former dans notre coeur les sentiments d’sdoration, de pénitence et autres semblables ne les rejetons jamais ; ce serait agir contre Sa volonté. Prenons comme les pauvres tout ce qu’on nous donne. Voilà ce qu’on peut appeler suivre l’'Esprit-Saint.
J'ai souvent fait réflexion sur la conduite incompréhensible de Dieu, qui appelle quantité d’âmes à ce parfait abandon de soimême et qui les laisse comme languir à la.
si
porte.jusqu’à ce qu’une main charitable les pousse dans cet heureux abîme. Mais ce qu'il y a de merveilleux, c’est qu’aussitôt qu’on leur a ouvert la porte, elles marchent toutes de la même manière. Elles sont mortes à leurs propres opérations, se sentent comme saisies de la présence de Dieu, et n’ont d’au-
- tres attraits qu’à la prière et au recueillement. Elles ne font plus que prêter, pour.
ainsi dire, leurs langues et leurs mains à Dieu qui parle et agit pour elles.
Quel remède pouvons-nous trouver hors de vous, Ô mon Dieu ! Tout bien est en vous seul, &t vous êtes seul tout bien. Faitesnous saints, Ô Seigneur! mais faites que nous vous laissions faire, et en vous laissant faire docilement, nous serons saints à
‘ Coup sûr.
Faisons en sorte qu’en quelque état où nous puissions nous trouver, si on nous demandait : Que faites-vous ? que voulez- É vous ? nous puissions répondre avec sincé- é rité : Je suis où Dieu me veut, je veux tout LE ce qu’il veut ; je ne désire que lui ; je souf-
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fre de bon coeur pour l’amour de lui tout ce qu’il m'envoie. Où irai-je, si ce n’est vers ce Dieu de bonté qui m’environne de toutes parts ? Plus je me sens rempli de misère, plus j’aime sa miséricorde! fiat voluntas tua ! Voilà le seul règne de Dieu dans les âmes.
Quittons la terre !
Dominus est!
C’est le Seigneur!
Sursûm corda ! Quittons la terre... En s'élevant on respire l'air natal... Qu'il fait bon passer dans la région de l’oubli et de la paix !... Vraiment on ne comprend pas la | plupart des hommes... Ils ne viveñt pas pour Dieu, ils ne cherchent pas son saint amour... La terre, ses brimborions, sa boue, ses affections naturelles et sensibles, ses préoccupations remplissent leurs âmes.
Quelle folie et quel malheur !...
Sursèm corda ! Avec l’esprit de ka résurrection, tâchons d’habiter en haut et de lais-
ser en bas, au-dessous de nous, les choses de la terre... L’amour du monde, les habitudes nonchalantes, empêchent de goûter et de connaître le bon Dieu... Quoi! nous resterions embarrassés dans les choses extérieures, variables, et nous n’aurions pas cette sainte folie qui brise, qui arrache les entraves de l’âme! ... Pas de monde, pas de terre! Mon Sauveur, voilà tout ! Je le sais, il y a toujours en nous quelque chose qui veut ramper ; montons dans ces étages supérieurs où l’on arrive, où l’on se soutient par la prière... Un quart ‘heure de prière recuëillie éclaire, apaise et fortifie... Dès le premier instant de raison, au réveil, débarrassons-nous du triste bagage de la terre ; jetons en haut avec foi et courage notre esprit et notre coeur...
Sursèm corda !... I’oeil fixé avec foi sur ce qui demeure et ne passe pas, élevonsnous au-dessus des choses qui passent...
Dieu nous demande cette élévation d'esprit qui est certainement notre meilleur courage et notre plus grande dignité... Nous som-
choses es habioûter et ! nous Dses exons pas ache les nde, pas |! Je le e chose s étages soutient de prière >... Dès sveil, dée de Ia courage
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mes fait pour Dieu... Notre vie doit être une course dirigée vers le Ciel, et ce qui occupe ou trouble la terre n’est qu’un accessoire dont l’interêt n’a de mesure et de prix que selon les conseils de la Providence...
Elle destine les événements, les joies, les souffrances ; abandonnons-nous donc totalement dans les souffrances, dans la force, partout et en tout, à Dieu et en Dieu...
Mesurons toutes choses selon leur valeur pour l'éternité...
Sursüm corda ! Nous devons plus que jamais nous devouer à l’oeuvre de notre per:
fection... Les temps sont tristes, mais le Seigneur est bon !... O mon âme, entre généreusement dans la lice, ne crains pas, | ne refuse pas le combat... Sors de ton repos... exerce-toi... Peut-être tu souffriras, mais tu vaincras... Tiens, relève un peu la tête pour fixer tes regards au Ciel et pour prier... La vie n’est rien... Nous allons ailleurs... Il n’y a que Dieu qui existe, et Marie, pour aller à Dieu, doit être notre l appui... Luttons contre la nature... Oh!
courage !... Marchons avec coudance et joie... Hélas! l'âme s’abajissera, da terre la réclamera, elle ira par une pente naturelle aux choses inférieures, humaines, sensibles...Limagination se promènera dans les chimères : mais une énergie tranquille nous reportera en haut pour nous soutenir en Dieu, près de Dieu, nous réjouir de lui...
Sursèm corda !... Si les épreuves nous sont réservées, — et quelle âme en est exempte ?... détachons-nows des dons de Dieu pour nous attacher à Dieu seul... Que Dieu nous donne la joie de l’iramolation...
Elle conduit seule aux plus héroïques vertus... Souffrir, prier et travailler est la destination de nos âmes... On s’étonne, quand la grâce éclaire, qu’on puisse tenir à quelque chose qui ne soit pas Dieu ou sa volonté connue... Souffrir, guérir, se reposer, travailler, vivre de consolations ou d’épreuves, qu'importe quand Dieu dirige et nous applique toutes ces choses lui-même ? Que tout nous soit indifférent, hormis Dieu :eul et l’amour du coeur de Jésus... O mon
nce et a terre e natues, senjans les Ile nous enir en lui...
es nous en est dons de ... Que ation...
ues vert la dese, quand à quel- 1 SA VOreposer, d’'épreuet nous 1e? Que ieu ‘eul O mon
Dieu ! prenez, disposez, conservez, pourvu que je vous aime et vous fasse aimer, O trop bon Sauveur ! donnez-moi, conservezmoi toujours ce contentement, cet abandon satisfait, afin que je demeure en vous...
En vous, en tout lieu, en tout temps, Selgneur, et sous toùtes les impressions, je me reposerai et j'attendrai.
Sursèm corda !... Oh! remontons vers Dieu par la prière, par l’aspiration de l’âme, par les efforts de notre volonté ! Débarrassons-nous des entraves qui retiennent notre
| âme captive... Cherchons Dieu ou tendons
vers lui... aspirons sa vie... sa lumière incréée... reposons-nous en Dieu... Forts de la force divine, dans les ennuis même de l'exil, nous jouirons de Dieu...
Sursèm corda et Deo gratias ! Dans une sainte union, demandons à Dieu, pour nous et pour tous, cette élévation de l’âme, ce saint détachement, cette douce joie de l’esprit... Sursum corda !